Deux vacations réuniront les amateurs de tableaux, objets d'art et mobilier classiques (le 15 à 18 h 30, le 16 à 14 h 30). Les œuvres ont appartenu à Paul-Louis Weiller, héros de la guerre de 1914-1918, géant de l'industrie aéronautique entre les deux guerres, as de la finance et protecteur des arts. Et ami de quelques grands de ce monde, de Charles Chaplin à Christian Dior en passant par Catherine Deneuve et Georges Pompidou. "Je ne suis pas un collectionneur, j'aime les belles choses", avait-il coutume de dire… Preuve en est avec, pour commencer, l'un des portraits les plus célèbres de Nicolas de Largillière, La Belle Strasbourgeoise , jamais présentée en vente publique. Comptez 600 000/1 M€ pour cette toile dont une autre version appartient au musée des beaux-arts de Strasbourg. De Francesco Guardi, on tentera sa chance sur une paire de grandes toiles (133 x 138 cm),  Un caprice avec un obélisque à l'entrée du port fortifié et Un caprice avec une arche en ruines sur le lagon (300 000/500 000 €). 100 000/200 000 € sont attendus tant d'une commode Louis XVI en placage de bois de rose, amarante et filets de houx, estampillée Jean-Henri Riesener et livrée le 26 juillet 1783 pour la chambre de Madame Royale au château de Fontainebleau que d'un canapé (à châssis) Louis XV en hêtre et noyer sculpté, signé Nicolas Heurtaut. Pas moins de 800 000 à 1,2 M€ devraient être nécessaires pour espérer décrocher une soupière (son couvercle et son présentoir) en argent, travail de Nicolas Roëttiers, destiné à Catherine II de Russie et que l'impératrice offrira à son favori Grégory Orloff en 1772.
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