Pierre de Belay, peintre de la vie bretonne

Le 06 octobre 2021, par Sophie Reyssat

Fidèle à sa terre natale, l’artiste quimpérois lui rend hommage avec simplicité et authenticité.

Pierre de Belay (1890-1947), Pêcheurs et voiliers dans le port en Bretagne, 1928, huile sur toile, 81,5 100,5 cm.
Estimation : 15 000  Adjugé : 12 875 €

Un ensemble de près de 70 tableaux du XXe siècle composeront un important volet de cette vente généraliste. Parmi eux, six paysages de Pierre de Belay, proposés entre 1 200 et 15 000 €. Certains sont situés à Douarnenez, au bord de la Seine, à Saint-Côme dans l’Aveyron, ou encore à Saint-Tropez. Celui-ci, le plus attendu, montre un port breton immortalisé par ce natif de Quimper. Encouragé dans sa vocation par son père, lui-même peintre amateur, et son ami Max Jacob, il s’installe à Paris en 1905. Bien que le milieu artistique y soit en ébullition, partagé entre fauvisme, cubisme et expressionnisme, il ne s’engage dans aucun mouvement d’avant-garde, même si ses couleurs et ses cadrages modernisent ses sujets traditionnels bretons. Si de Belay ajoute alors les cafés et les scènes de Montmartre à ses thèmes de prédilection, il ne manque pas de retourner régulièrement dans sa région natale pour immortaliser les ports, les fêtes et les marchés. En simplifiant les silhouettes de ces solides pêcheurs, chacun différencié par une couleur différente, il en fait des icônes dont le succès est assuré. De Belay est ainsi devenu un artiste emblématique de la Bretagne, et ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, celle du musée des beaux-arts de Quimper en tête, notamment grâce aux nombreux dons de son épouse Hélène de Belay.

Agenda

Une cinquantaine de bijoux ouvriront cette vente généraliste. Théâtrale, une bague jonc mettant un cabochon de pierre de lune en scène entre deux diamants troïda, au cœur d’un décor géométrique en or serti de brillants, fera sensation autour de 4 250 €. Place ensuite à une centaine de tableaux impressionnistes et modernes, la plupart accessibles pour quelques centaines d’euros. Il faudra néanmoins prévoir autour de 12 000 et 15 000 € pour les toiles bretonnes d'Henri Liénard de Saint-Délis et de Pierre de Belay. Une Faunesse jouant de deux pipeaux, sculptée par Eugène D. Piron, mènera la danse des petits bronzes. Il s’agit d’une fonte posthume, datée de 1919 (5 000/10 000 €). Côté mobilier, Eero Saarinen sera au rendez-vous avec sa table « Tulip » à plateau de marbre et pied central en métal peint en blanc, éditée par Knoll international (1 500/2 000 €), assortie de six fauteuils du même modèle (800/1 000 €).

vendredi 15 octobre 2021 - 14:15 - Live
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac - 94210
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