Atelier des Borman

Le 15 octobre 2020, par Sophie Reyssat

Ce portement de croix bruxelloisde l'atelier de Borman met le XVIe siècle à l’honneur aux côtés d’un portrait florentin.

Bruxelles, atelier des Borman, début du XVIe siècle, Portement de Croix en chêne sculpté, groupe de retable, 59 39,5 11,5 cm.
Adjugé : 35 000 €

Plongeant son regard dans celui du spectateur, un homme barbu de la Renaissance, peint vers 1540, captait l’attention au-delà des espérances. Bien que l’auteur florentin de son portrait conserve l’anonymat, et que le panneau ait été mis à l’ovale, des collectionneurs américains et européens bataillaient jusqu’à 72 500 € pour l’emporter, à près de six fois l’estimation (42,5 37 cm, voir l'article Un gentilhomme florentin de la Gazette n° 35, page 90). Remontant également au XVIe siècle, mais sculpté cette fois à Bruxelles, ce Portement de Croix dépassait lui aussi son estimation haute de 6 000 € pour atteindre 35 000 €, en raison de la qualité de son exécution. Ce groupe a en effet été réalisé dans l’atelier des Borman. Un contrat de 1513, conservé en Belgique, aux Archives générales du Royaume, qualifie déjà Jan II Borman de « meilleur sculpteur sur bois du Brabant ». Les recherches ont permis de déterminer que sa famille constituait une dynastie de sculpteurs, comptant au moins six artistes appartenant à quatre générations différentes. Leur travail a été mis en avant dans une exposition présentée en 2019-2020 au musée M de Louvain, dont ils étaient originaires. Plus de 350 œuvres sont attribuées aux Borman, qui ont travaillé pour les ecclésiastiques, les bourgeois des guildes et la noblesse, et qui pouvaient s’enorgueillir de compter la cour des Habsbourg parmi leurs commanditaires.

Panorama (après-vente)

Boire au plaisir !

Ce délicat gobelet augsbourgeois du début du XVIIIe siècle (h. 9,7, diam. cm, poids brut 220 g) était emporté pour 30 000 €, soit le triple de son estimation, le dimanche 11 octobre à Saint-Cloud (Le Floc’h OVV). Orné de bordures en vermeil ciselé de volutes et d’encensoirs sur fond amati, il a été réalisé par Esaias III Busch, reçu maître orfèvre en 1704, et son délicat décor de badinage courtois a été peint par l’émailleur Johann Jacob Priest, actif entre 1688 et 1726. Cette scène est à rapprocher de celle figurée sur un gobelet conservé au musée national de la Renaissance, à Écouen, dû à l’orfèvre Philip Stenglin.

dimanche 11 octobre 2020 - 14:30 - Live
1 ter, boulevard de la République 92210 Saint-Cloud
Le Floc'h
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