Beauté éternelle d’après François-Joseph Bosio

Le 17 septembre 2020, par Sophie Reyssat

Cette Nymphe de Salmacis, a été sculptée par Dubois dans le marbre blanc d’après François-Joseph Bosio.

Dubois, La Nymphe de Salmacis, sculpture en marbre blanc, signée, située et datée Paris 1835, 82 x 88 x 52 cm.
Adjugé : 67 647 €

Le dimanche 13 septembre, à Sceaux (Siboni OVV), Français et étrangers étaient nombreux – une quinzaine de téléphones étaient en lice – à jeter leur dévolu sur La Nymphe de Salmacis, bataillée à 67 647 €. En 1835, à Paris, Dubois l’a sculptée dans le marbre blanc d’après François-Joseph Bosio (82 88 52 cm). Dans ses Métamorphoses, Ovide raconte que cette naïade se contente de se baigner dans une fontaine, de se coiffer avec un peigne de buis et de se contempler dans l’eau. Quand elle n’est pas étendue sur un lit d’herbes ou de feuilles, le corps couvert d’un voile transparent, elle passe son temps à cueillir des fleurs. Porté par son goût pour l’Antiquité, dont il a étudié les œuvres pendant un séjour de près de dix-sept ans en Italie, où il aurait d’ailleurs rencontré Canova, Bosio ne pouvait qu’être séduit par Salmacis. Grand représentant du néoclassicisme, il l’a sculptée dans la veine délicate qui fait le charme de son style, et lui a valu la célébrité sous l’Empire, comme sous la Restauration. Le modèle en plâtre de la nymphe a ainsi été présenté au Salon en 1819 et 1824. La version de marbre, que l’on peut aujourd’hui admirer au Louvre, a été commandée en 1826 par la maison de Charles X, et exposée au Salon en 1837. Nommé premier sculpteur du roi, apprécié pour le naturel de ses sculptures, raffinées, mais sans affectation, Bosio a également mis son talent au service des portraits des grands personnages de son époque, mais aussi des personnalités historiques.

dimanche 13 septembre 2020 - 14:30 - Catalogue
Hôtel des Ventes de Sceaux 27, avenue Georges-Clemenceau 92330 Sceaux
Siboni
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