Tenues de haut gradé mandchou

Le 15 décembre 2017, par Sophie Reyssat

Toujours à l’affût d’objets inédits et de belles provenances, des collectionneurs de toutes nationalités jetaient leur dévolu sur les effets renfermés dans une malle étiquetée «envoi de F. Berteaux, consul de France en Mandchourie».

Chine époque Guangxu (1875-1908). Tunique de combat en épais textile doublé, à cloutage métallique doré au mercure et ornements de bronze doré, casque à couvre-nuque.
Adjugé : 62 016 €

Si les Chinois étaient naturellement en lice pour le costume militaire reproduit, la bataille finale, entre un Coréen et un Américain, était remportée par ce dernier, à près de quatorze fois l’estimation. La tenue a en effet sans doute appartenu à un haut gradé mandchou du XIXe siècle, comme en témoignent les médaillons ornés d’un phœnix stylisé fixés sur la tunique, ainsi que les dragons rampant sur les épaules, véritables petites sculptures articulées de bronze doré. Les deux animaux mythiques, symbolisant respectivement l’impératrice et l’empereur chinois, se retrouvent d’ailleurs sur le casque, sous la forme d’appliques de cuivre. La svastika, emblème bouddhique de l’éternité, figure aussi en ornement. Les collectionneurs chinois se rattrapaient en acquérant les autres trésors de la malle. 10 336 € étaient requis pour un plastron et une partie de cuirasse à lamelles métalliques. Le dragon y est brodé et figuré sur un blason en fer doré, serti de pierres semi-précieuses. Des étuis destinés à accueillir des armes obtenaient 7 661 €. La protection du cheval n’était pas en reste. Renforcé de lamelles de fer, un plastron frangé de soie, par ailleurs lui aussi brodé de dragons, faisait son effet moyennant 9 120 €.

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