L’amour maternel par Mai-Thu

Le 02 septembre 2021, par Philippe Dufour

Le clou de cette vacation s’est avéré une scène familiale pleine de tendresse, signée par le maître d’origine vietnamienne et tant convoité aujourd’hui.

Mai Trung Thu, dit Mai-Thu (1906-1980), Mère et enfants aux cumquats, encre et gouache sur soie collée sur carton souple, 66 77 cm avec le cadre.
Adjugé : 353 400 

Deux œuvres seulement composaient le menu de la vente, mais les meilleurs scores en étaient espérés, puisqu’il s’agissait de compositions signées par Mai-Thu. Avec 353 400 €, c’est Mère et enfants aux cumquats qui raflait la première place ; l’œuvre réalisée à l’encre et gouache sur soie (66 77 cm, avec cadre original dû, comme très souvent, à l’auteur) décline les motifs chers à l’artiste, qui n’a eu de cesse de recréer les ambiances familiales vécues dans sa lointaine Indochine. L’histoire de ce tableau est également révélatrice : il a été acquis lors d’une des premières expositions de Mai-Thu à la galerie Apesteguy, à Deauville fin 1979. Ce lieu a été l’une des vitrines officielles du travail du peintre en France, jusqu’à sa disparition. À noter : la scène sera incluse au catalogue raisonné, actuellement en préparation par les soins de la fille de l’artiste. Quant à la seconde peinture (voir l'article Deux gouaches inconnues de Mai-Thu de la Gazette n° 28, page 49), qui s’intitulait Le Printemps, elle n’a pas manqué d’emporter 316 200 €. Elle relève du même procédé, étant exécutée à l’encre et gouache sur soie collée sur carton souple (60 45 cm, cadre compris). Son origine est aussi la même que celle de sa semblable, c’est-à-dire la galerie deauvillaise évoquée plus haut. D’ailleurs, un certificat de cette dernière, délivré le 24 janvier 1980 à ses derniers propriétaires, accompagnait les deux délicates et nostalgiques évocations.

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