Le Mauser C96, à coup sûr une arme mythique !

Le 05 février 2020, par Caroline Legrand

Avec son profil atypique, sa crosse ressemblant à une balayette de table, le Mauser C96 demeure une cible de choix pour tout collectionneur de pistolets…

Pistolet Mauser C96 type Bolo, calibre 7 63, gravure d’usine, dans son étui crosse en ronce de noyer, plaquettes de crosse en loupe de noyer, quadrillage grain de poudre, ourlée par une incrustation de fil d’argent, incrustations d’ivoire et de nacre.
Estimation : 5 000/8 000 

Il était l’arme favorite de l’empereur Guillaume II. Grâce à son étui crosse permettant de le poser sur l’épaule, le souverain, handicapé par une paralysie du bras gauche, pouvait utiliser le Mauser d’une seule main. Cette fameuse crosse qui a fait sa réputation est bien souvent absente des spécimens conservés à ce jour... d’où la rareté de celui présenté bientôt à Toulouse. Bien que le succès se soit fait attendre pour ce pistolet semi-automatique allemand, sa production durera de 1896 à 1937, et est estimée autour d’un million. Il devint même l’arme officielle des armées prussiennes, qui en commandèrent 150 000 exemplaires en 1916. S’il fut produit dans les usines de Paul Mauser à Oberndorf am Neckar, c’est en réalité aux frères Feederle — dont Fidel, l’un des plus proches collaborateurs de Mauser — que l’on doit son invention. Le prototype est présenté le 15 mars 1896. Winston Churchill et plusieurs autres officiers anglais l’utilisent lors de la seconde guerre des Boers (1899-1902), appréciant finalement son aspect brut et spectaculaire, qui le distingue des autres pistolets de l’époque, de plus en plus profilés, comme le Luger. Mais son nom reste très confidentiel jusqu’à la révolution russe, durant laquelle les bolchéviques l’adoptent, un usage se répandant lors de la Première Guerre mondiale. Les années 1930 seront celles de l’exportation vers la Chine, mais aussi de la fin de la production. L’arme mythique pourra ainsi accéder au rang d’objet de collection.

Agenda
Le lundi verra défiler 178 lots d'armes et de militaria, estimés entre 40 à 10 000 €. Les armes de poing seront en première ligne grâce à un grand pistolet à rouet tardif vers 1630/1650, issu probablement d'une fabrication italienne pour usage militaire (8 000/10 000 €), un Mauser C96 de type Bolo (5 000/10 000 €) ou, toujours dans les pistolets, un Volcanic type Navy nr 2, à levier de sous-garde et cartouche fusée de calibre 41 « rocket ball »  (5 000/7 000 €). Parmi les armes blanches, on ne manquera pas un sabre atypique d'époque révolutionnaire-début Empire, à forte lame à la Montmorency (3 000/4 000 €). De la vente de bijoux du mardi, nous mettrons en avant plusieurs beaux diamants dont un solitaire taillé en brillant de 5,22 ct, de couleur J et pureté VVS2, présenté sur une monture en or jaune (25 000/35 000 €), et un autre de taille similaire de 3,23 ct, de couleur G et pureté VVS2, agrémentant une monture en or gris (20 000/30 000 €). Le dernier de ces trois actes sera consacré à la dispersion de l'atelier Pierre Jourda (1931-2007). Les estimations iront de 30 à 900 € pour des œuvres stylistiquement très variées, avec des tableaux abstraits, des collages figuratifs proches du pop art ou des toiles géométriques tournées vers l'art cinétique de la fin de sa carrière.   
lundi 10 février 2020 - 14:00
Toulouse - 7, rue d'Astorg - 31000
Marambat - de Malafosse
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