Les quatre éléments de Bruegel le Jeune récompensés

Le 25 mars 2021, par Philippe Dufour

L’œuvre opulente du maître flamand a rempli ses objectifs avec un score rassurant, tandis que, dans un registre moderne, les peintures de Baya et les céramiques de Cocteau séduisaient par leur fraîcheur.

Jan II Bruegel, dit le Jeune (1601-1678), Allégorie des quatre éléments, huile sur panneau de chêne, 55 75 cm.
Adjugé : 53 900 

Analysé dans la Gazette n° 10 (voir l'article Un paysage aux multiples visages de Jan II Bruegel page 131), le tableau représentant une Allégorie des quatre éléments peint par Jan II Bruegel, dit le Jeune, reprend les mises en scène complexes élaborées par son père, Jan Bruegel l’Ancien, dit «de Velours». En atteste cette composition peinte sur panneau (55 75 cm), où, en particulier, les volatiles, les fruits et les poissons – symboles de l’Air, de la Terre et de l’Eau – sont directement inspirées des figures paternelles. Cependant, le charme opère grâce à la multitude des détails et à ce coloris délicat, qui font rechercher le peintre par tous les amateurs de son temps… L’un d’entre eux, mais d’aujourd’hui, a offert 53 900 € pour cette belle composition. Des céramiques de Jean Cocteau passaient ensuite à portée : il fallait débourser 5 635 € pour acquérir Astrologie, une coupe polychrome de 1958, signée, marquée au dos «Atelier Madeline Jolly» ; cette édition originale (n° 36/50, diam. 36 cm) est référencée sous le n° 133 dans le catalogue raisonné des Poteries 1957-1963 par Annie Guédras (1989). Quant à l’Algérienne Baya, deux gouaches sur papier de sa main étaient proposées : Femme et paon (63 48 cm) et Femme et oiseaux (mêmes dimensions) ; elles étaient vendues respectivement 6 617 € et 5 880 €.

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