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Camille Pissarro, automne à Éragny

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 05 avril 2022 - 14:00 (CEST) - Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine

Cet arbre évoque le havre de paix de son jardin, que le peintre se plaisait à représenter inlassablement.

Camille Pissarro (1830-1903), Le Grand Noyer à Éragny, automne, esquisse, huile sur... Camille Pissarro, automne à Éragny
Camille Pissarro (1830-1903), Le Grand Noyer à Éragny, automne, esquisse, huile sur toile, 38,5 46 cm.
Adjugé : 377 000 

Attendu au plus haut à 200 000 €, ce noyer de Camille Pissarro obtenait la première place de cette vente Aristophil, en étant décroché à 377 000 €. Il a été peint à Éragny, dans le Vexin, où l’artiste a trouvé la maison de ses rêves en 1884. Il lui suffit alors de traverser la rivière Epte, et de marcher un quart d’heure pour arriver chez son ami Claude Monet, installé à Giverny un an avant lui. Louant la demeure pendant huit ans, Pissarro finira par l’acquérir avec l’aide de ce dernier. Près de 350 huiles, mais aussi des gouaches, des pastels et des aquarelles datent de cette époque. S’absentant fréquemment pour varier les motifs en peignant la capitale et les ports de Rouen, Dieppe et Le Havre, Pissarro se concentrait à son retour sur son jardin et les prés qui l’entouraient, exploitant cette zone limitée en multipliant les points de vue. Outre ce noyer, un pommier revient ainsi fréquemment dans ses compositions, reconnaissable à son tronc tordu. La campagne était également célébrée par Henri Martin, dont une Vue de Labastide-du-Vert au printemps depuis le parc de Marquayrol, peinte vers 1910, était négociée à 156 000 € (60 75 cm). Quelques lignes parallèles au crayon ont suffi à Vincent Van Gogh pour dessiner une tête d’homme chapeauté. 136 500 € étaient requis pour ce souvenir de son séjour à Paris, vers 1886-1887 (12,4 7,5 cm). Le volet graphique de cette dispersion proposait également un intéressant album de gouaches de l’école chinoise du XVIIIe siècle, emporté pour 45 500 € (voir l'article L’Europe et la Chine de Qianlong de la Gazette n° 13, page 106). La section des autographes était marquée par les 111 800 € reçus par une lettre adressée par Paul Gauguin à l’acquéreur de son tableau Trois femmes tahitiennes, vers 1896 : un grand dessin de sa main, à la plume et rehaussé de crayon rouge, lui sert d’en-tête. Il reprend une partie de son tableau Mahana no atua ou Le Jour de Dieu. Il faut noter que la peinture de Théodore Géricault, L’Artiste par lui-même, dit aussi Autoportrait de Géricault, reproduit dans l’Événement consacré par la Gazette n° 12 (voir l'article Aristophil : en immersion dans la vie créative des auteurs et des artistes de la Gazette n° 12, page 15), n’a pas été présenté à la vente.

mardi 05 avril 2022 - 14:00 (CEST) - Live
Hôtel des ventes, 164 bis, avenue Charles-de-Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine
Aguttes , Les Collections Aristophil
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