La Gazette Drouot
Claude François
À PARIS / ? Si j’avais un marteau

Eh non, vous ne rêvez pas !
C’est bien Claude François qui revient sur le devant de la scène...
des enchères tout au moins. Ne boudons pas notre plaisir !

Rappelez-vous le 11 mars 1978, en début d’après-midi : le chanteur trouve la mort dans son bain, alors qu’il cherche à redresser une applique dont les fils sont dénudés. L’homme a le souci du détail... Des rumeurs circulent sur la cause
de son décès. Certains pensent même qu’il n’est pas mort, mais qu’il a fait croire à sa disparition pour échapper à des soucis financiers, pour vivre d’amour et d’eau fraîche... Pour vivre heureux, vivons cachés. Pas facile quand on s’appelle Claude François. L’homme arrivera quand même à garder secrète plusieurs années la naissance de ses deux fils. Le chanteur disait vouloir les préserver. Difficile d’imaginer une icône en père de famille ? Tout avait commencé le 1er février 1939 à Ismaïlia, dans une villa luxueuse et une atmosphère heureuse, sur les bords du canal de Suez. À quinze ans, au lycée français du Caire, il découvre, grâce à une amie travaillant à la radio, les derniers disques venus d’Europe et d’Amérique. Mais, en 1956, les événements politiques contraignent la famille à s’installer en France.
Ce sera la Côte d’Azur et Monaco, où le jeune homme devient batteur dans un orchestre. Claude vit avec intensité cette passion pour la musique. Elle ne le quittera plus... De 1962, où il se produit à l’Olympia en première partie de Dalida, à 1978, où il donne, les 3 et 4 février, un concert devant son fidèle public belge. C’est à Bruxelles, en janvier 1974, que le chanteur avait choisi de faire ses adieux à la scène, lançant chemise et cravate à la foule avant de se raviser quelques mois plus tard. L’homme ne pouvait vivre sans la scène et sans son public... Aujourd’hui, trente-cinq après sa disparition, le chanteur reste adulé. Les livres, les films – Cloclo, le dernier en date, sorti en mars 2012 –, les émissions de télévision, les spectacles, les articles et, bien sûr, les tubes passés régulièrement sur les ondes, sont là pour témoigner du culte dont il est encore l’objet. Sans oublier son moulin de Dannemois dans l’Essonne, racheté il y a une dizaine d’années par un couple de collectionneurs et transformé en musée, sa tombe dans le petit cimetière voisin, fleurie à grands frais, et enfin l’immeuble parisien où il habitait, au 46, boulevard Exelmans, devant lequel viennent toujours se faire photographier les nostalgiques. C’est dire si les souvenirs dispersés aujourd’hui, estimés entre quelques dizaines et 15 000 euros environ, devraient s’arracher. Au sommaire, des vestes de scène, des chemises, des tenues de Clodettes, des photographies, des affiches, des cartes postales et des disques dédicacés. Et même un électrophone en plastique orange provenant d’une de ses loges, des exemplaires d’Absolu – le magazine qu’il lança en 1974 pour concurrencer Playboy –, des diapositives érotiques réalisées sous le pseudonyme de François Dumoulin, des notes révélatrices de sa façon de travailler, mais aussi de ses humeurs, la montre Cartier qu’il décrocha de son poignet avant sa fin tragique. Ce jour-là, ce n’est pas le téléphone qui pleure, mais des milliers de fans...
cloclo

45T Cette-année là, version avec la fameuse faute d’orthographe, échappée du pilon.
Estimation : 200/300 euros.

QUAND ?
Samedi 25 mai 2013

OÙ ?
Salle 16 - Drouot-Richelieu.
Coutau-Bégarie SVV.
MM. Fumeux, Lecoeuvre.

La Gazette Drouot n° 19 -17 mai 2013 - Claire Papon


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