144 000 euros frais compris. Alexandre Roubtzoff(1884-1949), Djamilla et Fatima, huile sur toile, Tunis, 1931. 136 x 110 cm. M. Chanoit. Record mondial pour l'artiste. Les tableaux orientalistes complétés par de l'art islamique obtenaient au cours de ces deux jours de vente 1 665 480 euros frais compris. Direction la Tunisie pour y découvrir à 120 000 euros une estimation doublée pour une huile sur toile d'Alexandre Roubtzoff, montrant Djamilla et Fatima occupées à tisser un tapis (reproduit). Cette toile, considérée comme une des oeuvres majeures de cet artiste russe, remporte ainsi un record mondial pour le peintre. Le précédent s'était inscrit il y a peu, le 22 novembre dernier à Paris, sur Mabrouka (81 x 65 cm), une toile de 1917 adjugée 52 000 euros (Tajan SVV, voir encadré page 76 de la Gazette n° 42). Dans la même vente, M'Bârkah (80 x 95,7 cm), une toile de 1915, atteignait 50 000 euros. Après avoir étudié à l'académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, Roubtzoff s'en va parfaire sa formation dans diverses capitales européennes. En avril 1914, il arrive à Tunis où il s'installera. Étienne Dinet : 120 000 euros Un habitué du genre à la cote soutenue, Étienne Dinet, remportait deux enchères notables. La première à 120 000 euros s'inscrit à l'estimation basse sur une huile sur toile, Jeune Fille nouant le turban de son amie (64 x 80 cm). Peinte avant son installation en Algérie, Le Caire, brumes, poussières et fumées du matin (36,9 x 74,7 cm), l'huile sur panneau de 1899 reproduite dans l'encadré page 37 de la Gazette n° 43, respectait à 50 000 euros son estimation basse. Porte ouverte sur Bou Saâda (33,24 cm) aurait pu être l'oeuvre de Dinet, le peintre s'étant en effet installé en 1904 dans cette localité algérienne, mais cette huile sur panneau dédicacée à Germaine Henri Lillaz est signée d'Eugène Girardet (1853-1907). Estimée 7 000 euros, elle s'envolait à 34 000 euros. Les couleurs vives d'une gouache sur papier rehaussée d'oxydes métalliques de Jacques Majorelle, réalisée vers 1931 et située à Marrakech, Les Alamats, poupées marocaines (52 x 73 cm), enthousiasmaient les amateurs qui la poussait à 75 000 euros au double de son estimation. Édouard Frédéric Richter (1844-1913) et Fabio Fabbi (1861-1946) enregistraient dans une veine similaire deux états opposés de la condition féminine. Dans Les Bulles de savon (92 x 61 cm) situées à Paris et vendues 60 000 euros, au-dessus de l'estimation, le premier artiste montre trois femmes s'amusant dans un patio mauresque. Dans La Présentation des esclaves (77 x 47 cm), une huile sur toile adjugée 40 0000 euros, un peu sous son estimation, Fabbi décrit la scène dans une ruelle où débordent les textiles chatoyants d'une officine, révélant d'autant plus la nudité de deux femmes sujettes à un marchandage. Changement radical de sujet à 40 000 euros, une estimation respectée, avec une huile sur toile de Jean-Adolphe Beauce (1818-1875), Le Débarquement des troupes françaises à Beyrouth le 18 août 1860 (60 x 100 cm). Spécialisé dans les sujets militaires, Beauce à travaillé aussi bien pour Louis-Philippe que pour Napoléon III, en accompagnant notamment les expéditions d'Algérie, de Syrie et du Mexique.
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