Attribuée à Nicolas Loir

Le 22 avril 2021, par Caroline Legrand

La Vierge et l’Enfant s’installent en plein cœur de la Rome antique pour cette composition en tondo savamment orchestrée.

Attribuée à Nicolas Loir (1624-1679), Vierge à l’Enfant dans un paysage de ruines romaines, toile en tondo, l. 58 cm.
Estimation : 15 000/20 000 


Dessin parfaitement tracé, architecture précise, perspective sans faille et maîtrise du jeu des couleurs : rien d’étonnant à ce que cette œuvre soit attribuée au peintre du XVIIe Nicolas Loir. Ce dernier, fils du célèbre orfèvre Nicolas I Loir, est en effet habitué à la précision technique. Élève de Simon Vouet et de Sébastien Bourdon, il est fortement influencé par l’œuvre de Nicolas Poussin lors de son voyage à Rome, entre 1647 et 1649, en compagnie du secrétaire d’ambassade André Félibien. Il réalise alors de nombreuses copies du maître, élaborant ainsi son propre style classique, lequel retranscrit parfaitement les principes de Poussin quant à la composition, aux couleurs et à la représentation des figures, qui s’expriment avec leur corps – à l’image de la Vierge nous interpellant de son regard. Nicolas Loir démontre aussi dans ce tondo une grande habileté dans les architectures inspirées des monuments romains antiques, que l'on retrouve dans Cléobis et Biton, conservé au musée des Beaux-Arts de Budapest. Après son retour en France, en 1650,
il reçoit de prestigieuses commandes, notamment pour la Compagnie des orfèvres à Notre-Dame de Paris, et bénéficie du soutien de Le 
Brun et du roi Louis XIV. Les thèmes religieux et la Sainte Famille en particulier demeurent ses sujets de prédilection. À l’occasion d’un défi lancé par d’autres peintres, il brossa ainsi en une journée pas moins de douze variations sur ce dernier thème…

Agenda
Poète, cinéaste, dessinateur ou céramiste, Jean Cocteau avait de multiples talents. Un pastel réalisé par ses soins en 1955 sera présenté lors de cette vente avec une estimation de 16 000/20 000 €. À ses côtés aux cimaises vous attendent une belle variété d'œuvres : une Vierge à l'Enfant dans un paysage de ruines romaines, attribuée à l'artiste du XVIIe Nicolas Loir (15 000/20 000 €), côtoiera une Scène de moisson du Franc-Comtois Jules-Émile Zingg (5 500/6 500 €) et une Composition florale au vase de porcelaine et au paravent asiatiques d'Edgard Maxence (2 000/3 000 €). Outre des verreries signées Gallé ou Argy-Rousseau, nous retiendrons encore un bronze de Georges Oudot, Jeune femme la main sur le ventre (4 500/5 500 €), mais aussi une grande pendule éclairante de Richard et Isabelle Faure, en laiton doré et pierre dure, surmontée d'un oiseau déployant des ailes soulignées de feuilles de mica (2 000/2 500 €) : un bel exemple de la production des années 1980 de la maison Honoré Paris – créée par Hubert Deniau, Richard et Isabelle Faure, rue des Rosiers à Saint-Ouen –, qui proposait des objets décoratifs monumentaux, souvent lumineux, et du mobilier s'inspirant de la faune et de la flore.  
dimanche 25 avril 2021 - 10:00
Besançon - 4, rue Demangel - 25000
Ivoire - Hôtel des ventes de Besançon Maître Renoud-Grappin
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