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Un secrétaire estampillé Adam Weisweiler !

Publié le , par Claire Papon

Qui a dit que le mobilier n’avait plus la cote ? Ce secrétaire en cabinet estampillé Adam Weisweiler pourrait être le plus disputé d’une vente classique.

Adam Weisweiler (1744-1820), secrétaire en cabinet en acajou et placage d’acajou... Un secrétaire estampillé Adam Weisweiler !
Adam Weisweiler (1744-1820), secrétaire en cabinet en acajou et placage d’acajou orné de bronzes ciselés dorés, époque Louis XVI, 136 97 44,5 cm.
Estimation : 50 000/80 000 
Adjugé : 65 000 

Ébéniste d’origine allemande, Adam Weisweiler possède un style typique de la fin de l’époque Louis XVI : une excellente qualité d’exécution, une préférence pour l’acajou et peu de marqueterie, une sorte d’entrelacs de bois découpé reliant des pieds en toupie, des colonnettes d’angles amincies dans leur partie basse et surmontées de curieux chapiteaux munis de cannelures obliques. Plusieurs de ces caractéristiques sont visibles sur notre meuble estampillé deux fois et dont un modèle proche, mais de dimensions plus petites, fut livré à la duchesse de Polignac en 1789. Notre secrétaire est accompagné notamment d’un petit triptyque portatif –permettant aux voyageurs de faire leurs dévotions durant leurs déplacements – attribué à Benito Sánchez Galindo (vers 1530-après 1588) figurant des Scènes de la vie du Christ (10 000/15 000 €), une aquarelle de Jean-Baptiste Isabey préparatoire à un projet de plaque de porcelaine de Sèvres (30 000/50 000 €, voir l'article Un tableau de porcelaine dessiné par Jean-Baptiste Isabey de la Gazette n° 18, page 22). Palette claire et lumineuse servie par un premier plan animé de grandes figures de paysans, composition simple, horizon rectiligne et bas, l’art de Arent Arentz (dit Arent Cabel, 1585/86-vers 1635) fait de lui l’un des initiateurs du paysage hollandais du XVIIe. Prévoyez 35 000/40 000 € pour emporter un Couple de pêcheurs préparant leur filet. Dans un genre moins séduisant, ou moins facile, un panneau d’Émile Friant, Mendiant dans une église, est intéressant pour son pedigree – il a appartenu à l’acteur Constant Coquelin, dit Coquelin aîné –, et sa proximité avec La Toussaint, l’œuvre la plus célèbre de l’artiste lorrain, conservée au musée des beaux-arts de Nancy. Notre panneau (20 000/30 000 €), d’un grand réalisme mais à l’atmosphère empreinte d’une certaine spiritualité, figure le mendiant Auger, bien connu des Nancéiens, assis endormi à l’entrée d’une église plongée dans la quasi-obscurité. Plus anecdotique mais révélateur du raffinement du vêtement des messieurs fortunés, un bonnet d’intérieur d’époque Louis XV, en damas lilas brodé de fleurs et grenades, les bords soulignés de dentelle aux fuseaux métalliques, nécessitera 800/1 200 €.

mardi 24 mai 2022 - 14:00 (CEST) - Live
Salle 5 - Hôtel Drouot - 75009
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