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La petite musique de la Chine impériale

Résultat 571 400 EUR
Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 28 novembre 2022 - 14:00 (CET) - Hôtel des ventes de Cergy-Pontoise, 41, rue des Fossettes - 95650 Génicourt

Cette pendule à automate du règne de Qianlong a cette fois sonné la juste mélodie du succès.

Chine, époque Qianlong (1736-1795). Pendule à automate impériale, en bronze doré... La petite musique de la Chine impériale
Chine, époque Qianlong (1736-1795). Pendule à automate impériale, en bronze doré et incrustations de perles de verre à facettes imitant les pierres précieuses, à décor de porteurs de tributs, 85 31 24 cm.
Adjugé : 571 400 €

Des exemplaires similaires à cette pendule à automate impériale figurent au musée de la Cité interdite à Pékin. Celle-ci, après avoir appartenu aux collections du Nezu Museum de Tokyo, avait été présentée chez Christie’s à Hong Kong en mai 2008. En mai dernier, elle a fait la couverture de la Gazette n° 21 (voir l'article Une pendule impériale en forme de festival cinétique horloger chinois), mais lors de sa présentation à Drouot le 15 juin, n’avait pas trouvé preneur. Cette fois, elle recevait 571 400 €. L’objet est rare et, outre la richesse de ses émaux, perles de verre et bronzes dorés, délivre trois mélodies grâce à un carillon se déclenchant lorsque l’automate s’anime. Et il n’est pas le seul à s’activer ! Dans la partie inférieure, les porteurs de tributs se mettent en mouvement, accompagnés d’éléphants et de chevaux, et des personnages entrent et sortent d’une maison à l’européenne placée sur chaque côté. On se plaît à imaginer l’effet que cette effervescence produisait sur le cercle de privilégiés conviés à y assister. Nous étions alors aux plus belles heures du règne de Qianlong (1736-1795), fervent promoteur des arts et passionné, comme son grand-père Kangxi avant lui, de mécanismes horlogers. Dans ce domaine sophistiqué, les Suisses, les Français et les Anglais étaient passés maîtres. Certains des nombreux missionnaires jésuites partis en Chine en connaissaient les secrets de fabrication et les partagèrent avec leurs illustres hôtes. Ainsi en 1732, un bureau des «Horloges musicales» allait-il ouvrir et, selon les notes transmises par les religieux dans les années 1730-1740, employer à cette tâche pas moins d’une centaine d’artisans.

lundi 28 novembre 2022 - 14:00 (CET) - Live
Hôtel des ventes de Cergy-Pontoise, 41, rue des Fossettes - 95650 Génicourt
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