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Peinture algérienne moderne

Le 30 mai 2019, par Philippe Dufour

Place à l’art de la fin du XXe siècle avec cette vacation toulousaine qui, outre le sculpteur César et le peintre Lucien Seevagen, célébrait Mohammed Khadda.

Peinture algérienne moderne
Mohammed Khadda (1930-1991), Composition, huile sur toile, signée en bas à droite, 110 85 cm.
Adjugé : 12 152 

Pour 12 152 €, les amateurs se disputaient une Composition peinte à l’huile sur toile, et annotée au dos «brise sur l’estuaire» et «confluent II». Khadda, né dans la région de Mostaganem, se forme à la peinture en autodidacte, avant de prendre des cours à la Grande Chaumière, à Paris, en 1953. Dix ans plus tard, rentré en Algérie, il est l’un des pères de l’abstraction, dans le pays devenu indépendant. À partir des souvenirs des fresques du Tassili, comme des signes de la Kabylie, et des formes vues dans la nature  troncs et branchages , il élabore une œuvre très personnelle, qui semble évoquer une écriture inachevée. Tout aussi intrigante, lui succédait Scorpion, un bronze signé par César, une épreuve d’artiste, portant le cachet «Cire perdue Valsuani». La figure, imaginée autour de 1954, et caractéristique de la fascination de l’artiste marseillais pour le bestiaire fantastique, attirait 6 820 €. Plus romantique, une toile de Lucien Seevagen, décrivant Les Chaumes de l’île de Bréhat, évoquait la longue histoire d’amour entre le peintre et cette terre sauvage, où il devait s’installer dans les années 1920. 3 844 € la récompensaient. Carlos Pradal, artiste qui travailla principalement à Toulouse, fermait la marche avec un tableau de 1965, Sans titre, acheté pour 2 046 €.

jeudi 23 mai 2019 - 14:00 (CEST) - Catalogue
Fournié Rémy
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