À la plage en compagnie de la famille Lebasque

Le 21 juillet 2021, par Caroline Legrand

Avec Henri Lebasque, même les paysages de bord de mer se transforment en scènes intimistes, comme en témoigne cette aquarelle provenant de l’ancienne collection de l’artiste Erna Davidoff, dite DEM (1889-1943).

Henri Lebasque (1865-1937), Scène de vie à la plage, aquarelle, 24 41 cm.
Estimation : 2 000/3 000 

Dans L’Intransigeant, Guillaume Apollinaire commente en 1910 les œuvres de Lebasque exposées au XXe Salon de la Société nationale des beaux-arts : « Des toiles où la sensibilité de l’artiste se confond avec la lumière qui l’inspire». Toujours, le «peintre de la vie heureuse» apporte son petit supplément d’âme, sa sensibilité unique. Une poésie douce et chaleureuse émane de ses paysages, qui représentent au final des scènes intimistes dans lesquelles évoluent sa femme et ses enfants, dans un style proche de celui de son ami Pierre Bonnard. Bien qu’il ait fréquenté de nombreux groupes d’artistes, Lebasque n’adhéra jamais pleinement à l’un ou à l’autre. Après une formation aux beaux-arts d’Angers, il s’inscrit à Paris dans l’atelier Bonnat. Les rencontres forgent son talent, en particulier celle en 1902 avec le patriarche des impressionnistes, Camille Pissarro. Son observation des œuvres de Manet, Degas ou Monet dans les collections de son ami Isaac de Camondo jouera également un rôle essentiel, de même que sa découverte de la peinture d’un grand maître provençal, Paul Cézanne, ou sa fréquentation des fauves dès 1905. De tous ces styles, il conservera finalement ce qui lui convient le mieux, en l’occurrence une facture libre et une touche instinctive, auxquelles se mêlera bientôt, au contact des paysages du sud de la France qu’il découvre en compagnie d’Henri Manguin et arpentera durant une trentaine d’années, une palette de plus en plus claire.

Agenda
Photographe et sculpteur, Emmanuel Zurini (né en 1942) est un passionné de voitures. Son œuvre Alan Mann 1967, en marbre gris bardiglio de Carrare, représente un modèle de cette célèbre écurie britannique qui est selon l'artiste la plus belle voiture de course. Cette pièce unique, attendue à 4 000/6 000 €, est datée de 1987 et fut acquise l'année suivante par Mme Colette Chassaing de Borredon, propriétaire de l'automobile, par l'intermédiaire de la galerie Vitesse, rue de Berri dans le 8e à Paris. À ses côtés dans cette vente généraliste figureront par exemple une malle Vuitton (2 000/3 000 €), une aquarelle signée Henri Lebasque, Scène de vie à la plage (même estimation), ou un vase en grès verni au sel des potiers de La Borne Jean et Jacqueline Lerat, Vase des quatre saisons, à décor d'allégories féminines (1 500/1 600 €).  
dimanche 29 août 2021 - 14:30 - Live
Joigny - 34, rue Aristide-Briand - 89300
Joigny Enchères - Joigny Estimations
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