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Les têtes couronnées de Stéphane Bern

Publié le , par Claire Papon

Ce portrait d’homme de Louis Michel Van Loo quitte un écrin, qui lui allait comme un gant : l’appartement de Stéphane Bern, sis dans le IXe arrondissement et que le présentateur quitte pour le Perche.

Les têtes couronnées de Stéphane Bern
Louis Michel Van Loo (1707-1771), Portrait d’homme en veste brune à parements dorés, 1739, huile sur toile, 67 42 cm.
Estimation : 5 000/7 000 

Au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, la rue de la Rochefoucauld abrite quelques belles demeures. À commencer par celle du numéro 66, dénommée anciennement «hôtel Rousseau», édifiée à la fin du XVIIIe siècle en haut d’un chemin appelé alors «rue Royale». Classée pour partie depuis 1964, la maison, au fil des siècles, appartint à un conseiller au Parlement, fut louée par le facteur d’orgue Cavaillé-Coll, occupée par Victor Hugo de 1871 à 1874. Un autre hôte célèbre quitte les lieux aujourd’hui et se sépare de son contenu, l’animateur de «Secrets d’histoire», Stéphane Bern (voir Gazette n° 2, page 18). Le design côtoie le mobilier et les portraits XVIIIe. On croise ici un Portrait d’Adélaïde de Savoie – dont Saint-Simon disait qu’elle était «habile à la cour et pleine d’esprit et d’énergie» – de l’école piémontaise vers 1680 (5 000/7 000 €), une représentation monumentale d’Élisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel, impératrice du Saint Empire romain germanique, attribuée à Martins Van Mytens (20 000/30 000 €). Signé Louis Michel Van Loo, un portrait d’homme en habit est rehaussé d’un cadre en bois mouluré doré d’époque Louis XVI, tandis que celui de Madame Sophie, fille de Louis XV (1734-1782), lui est attribué (3 000/5 000 €). Portraitiste de la famille royale d’Espagne de 1736 à 1753, Louis Michel Van Loo laisse de nombreuses figures d’apparat. Une œuvre où se font écho Louis XV et Louis XVI, Denis Diderot et le marquis de Sade, mais aussi des représentations familiales.

Agenda

De la ville à la campagne… Ainsi vont les choses pour Stéphane Bern. L'animateur de Secret d'histoire quitte sa résidence parisienne, sise dans un hôtel particulier au cœur de la Nouvelle Athènes, pour le collège royal et militaire qu'il a acquis dans le Perche et qu'il s'attache à restaurer depuis plusieurs années (voir Gazette n° 2, page 18). Certains objets, tableaux et meubles ayant été acquis en vente publique, c'est tout naturellement que "Monsieur Patrimoine" a choisi de leur faire reprendre le même chemin. Son intérêt et sa connaissance des têtes couronnées n'étant plus à démontrer, on ne sera pas surpris de trouver ici deux portraits photographiques du prince de Galles, futur Édouard VIII, datées 1955, par Hugh Cecil Saunders (1 500 € chacun), un autre de la reine Marie Amélie, en exil, à Claremont, daté 1852 du vicomte Vigier (2 500/3 000 €), une toile monumentale, attribuée à Martin Van Mytens, figurant Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel (1691-1750, 20 000/30 000 €). Adélaïde de Savoie pose devant un artiste de l'école piémontaise vers 1680 (5 000/7 000 €), madame Sophie, fille de Louis XV, devant un artiste de l'école française vers 1760 (3 000/5 000 €). Un portrait du roi Louis XVI portant l'ordre de Saint-Louis de l'entourage de Martin Drolling sur sa toile d'origine est annoncé à 3 000/4 000 €. Côté mobilier, comptez 5 000/6 000 € pour un guéridon en acajou estampillé Joseph Canabas (5 000/6 000 €), 10 000/15 000 € pour un bureau plat, de même facture, d'époque Louis XVI, de Goselin. Celui-ci côtoie du mobilier contemporain d'Hervé Van der Straeten, Arte Fabrica et Hubert Le Gall (dont une paire de tables Marguerite en bronze, 10 000/12 000 €), des objets de décoration, du mobilier de jardin et un bel ensemble de bouteilles de vin et spiritueux.

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