Christian Dior par Yves Saint Laurent

Le 18 février 2021, par Claire Papon

S’il est un nom qui s’égrène dans cette dispersion, c’est celui de Christian Dior. Au menu : des robes, des manteaux et des accessoires des années 1950-1960 à 2010, boutique ou haute couture.

Christian Dior par Yves Mathieu Saint Laurent, robe bustier en taffetas noir, jupe à plis ouverts, taille soulignée d’un important nœud, boléro à col cranté, griffe noire, graphisme blanc, vers 1960.
Estimation : 1 000/1 200 €

Comptez 1 000/1 200 € pour un modèle en taffetas noir (voir photo), ou pour une robe d’intérieur en soie brochée écrue à motif végétal, col châle et jupe froncée, vers 1955. Elles figurent en ouverture d’un défilé où l’on tentera également sa chance, à partir d’une centaine d’euros, sur des ensembles imaginés par Marc Bohan ou John Galliano. Un manteau en shantung de soie écru, à col châle du printemps-été 1957 (250/300 €) rappelle la dernière collection haute couture de ce créateur, passionné d’architecture et de jardins, intéressé par la musique, le dessin et la peinture, dont le premier défilé, le 12 février 1947, bouleverse le monde de la mode avec son fameux new look. Un style reconnaissable à ses jupes corolles et à ses tailles marquées pour que «chaque femme soit la plus belle». Coup d’essai, coup de maître… Quand il tire sa révérence dix ans plus tard, foudroyé par une crise cardiaque lors d’une cure thermale à Montecatini, c’est Yves Mathieu Saint Laurent qui lui succède, devenant à 21 ans le plus jeune couturier du monde. Une suite logique tant celui-ci joue en virtuose des codes vestimentaires et livre des modèles dont la ressemblance du trait avec certains modèles de Dior est évidente. La preuve avec sa première collection présentée en janvier 1958, offrant une silhouette conique, des jupes ballonnées, volantées ou bouillonnées, à taille haute. L’élégance à la française…

Agenda
170 numéros défilent le matin, 400 l'après-midi. Un bel ensemble de robes, manteaux, chapeaux et accessoires racontent la maison Christian Dior des années 1950-1960 à 2010 (est. 200 à 1 500 €), mais on pourra également céder à la tentation avec des pièces griffées Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent, Chanel (nombreux sacs, vestes en tweed et en lurex), Comme des garçons, Miyaké, Yamamoto, Alaïa, Pierre Cardin, Givenchy par Mac Queen. Hiver oblige, une vingtaine de vestes en fourrure (de chez Fischelis notamment), en zibeline et vison (modernes et réversibles, de teintes foncée), seront accessibles moyennent 400 à 2 000 €, auxquels s'ajoutent boîtes et bijoux de Line Vautrin. La panoplie ne serait pas complète sans quelques sacs, Chanel et Hermès essentiellement. Constance (en daim noir notamment), Birkin (cuir gris-bleu et blanc, 2011, 9 500/10 500 €) et Kelly sont de sortie. De ce modèle emblématique, un So Black de 2010 est annoncé à 10 000/12 000 €, tandis qu'un Lakis orange du même millésime nécessitera 8 000/10 000 €.
vendredi 26 février 2021 - 11:00 - Live
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
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