Raoul du Gardier, le large en point de mire

Le 11 mars 2020, par Caroline Legrand

Le peintre voyageur Raoul du Gardier nous emmène aux confins de l’océan Indien, à la découverte de la vie des matelots en pleine mer.

Raoul du Gardier (1871-1952), À l’heure du soleil couchant (océan Indien), huile sur toile, signée, titrée au dos, 61 50 cm.
Estimation : 3 000/5 000 

Un tableau en immersion complète : le spectateur est littéralement embarqué sur ce navire, regardant aux côtés des marins l’horizon et les superbes couleurs violacées de ce coucher de soleil. Raoul du Gardier connaît bien son sujet. Il a de nombreuses fois participé à des voyages en haute mer, et même effectué des tours du monde. Il fut d’ailleurs nommé peintre de la Marine le 24 avril 1923. Au cours des années 1920, l’artiste réalisa ainsi de nombreuses traversées, en Égypte et dans l’océan Indien notamment. Mais il se rendit également régulièrement dans les colonies françaises, en Algérie, au Maroc, à Djibouti, au Liban, à l’île Maurice ou à La Réunion. Atteint de tuberculose, Raoul du Gardier est amené dès son plus jeune âge à séjourner régulièrement dans les pays chauds. Mais passées les raisons de santé, c’est pour le plaisir et l’aventure qu’il voyage. Il retrouve souvent sa famille en Algérie, où elle possède des vignobles, puis son frère Pierre-Charles, consul général de France, à Suez puis à l’île Maurice. Cet ancien élève de Jules-Élie Delaunay et de Gustave Moreau aux Beaux-Arts commence à exposer au Salon des artistes français en 1893. À cette époque, la peinture orientaliste et les marines sont en vogue. Raoul trouvera ainsi sans peine son public et des collectionneurs, tel Charles Hayem. Malgré une période d’oubli, son œuvre reviendra au goût du jour avec l’émergence du concept des peintres voyageurs, mais aussi comme le témoignage d’une époque de l’histoire des hommes et de la peinture.

Panorama (avant-vente)

Cartier, vers 1926-1929

Signé «Cartier Paris Londres New York», cet étui à cigarettes est un bel exemple du travail art déco de la maison française, et du goût pour les petits objets de luxe et accessoires de mode à une époque où les formes stylisées et géométriques rehaussées de couleurs vives s’imposent. Daté vers 1926-1929, ce modèle en or jaune présente un couvercle figurant des scènes animées au bord de l’eau dans le goût de l’Extrême-Orient, agrémenté de plaques de laque «burgautée», à incrustations de nacre teintée, de feuilles d’or et d’argent, de diamants taillés en rose et d’un rubis (82 54 18 mm). 10 000/15 000 € sont à envisager pour son acquisition le lundi 16 mars à Lyon, chez De Baecque et Associés OVV (cabinet Mély-Mure).

Agenda
Peinture et joaillerie rivaliseront au sommet avec des lots de qualité, telles cette encre rehaussée à l'aquarelle de Bernard Buffet, Canal au phare, de 1969 (15 000/20 000 €), et cette bague en platine ornée d'un solitaire demi-taille de 9,22 ct, de couleur N-R et pureté VS2 (20 000/30 000 €). La maison Cartier nous proposera un étui à cigarettes rectangulaire embelli de plaques de laque burgautée et incrustations de nacre, de feuilles d'or et d'argent, qui devrait recueillir 10 000/15 000 €. Aux cimaises figureront encore des productions anciennes comme La Multiplication des pains d'un artiste de l'école française du XVIIe (8 000/12 000 €), mais aussi des œuvres modernes et variées dont une huile sur panneau d'Henri Le Sidaner, décrivant Le Lac Majeur (10 000/15 000 €), et une toile de Charles Lapicque, Calvaire dans la campagne, de 1948 (8 000/12 000 €). 
mercredi 06 mai 2020 - 14:30, 16:30 - Live
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De Baecque et Associés
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