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Les imagiers d’albâtre anglais du XVe siècle

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 31 octobre 2021 - 10:30 (CET) - Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles

Cette Résurrection anglaise du XVe siècle était saluée par les résultats, aux côtés du mobilier français de l’Ancien Régime.

Angleterre, York, seconde moitié du XVe siècle. Plaque en albâtre représentant la... Les imagiers d’albâtre anglais du XVe siècle
Angleterre, York, seconde moitié du XVe siècle. Plaque en albâtre représentant la Résurrection, sculptée en fort relief avec rehauts de polychromie et de dorure, 40,5 28 cm à vue, dans un cadre sous verre.
Adjugé : 32 500 


Doublant son estimation pour être emportée à 32 500 €, cette plaque d’albâtre montrant le Christ sortant de son tombeau, tenant la hampe de la Croix dans une main et bénissant de l’autre, est à rapprocher d’éléments de retable conservés au musée de Cluny - musée national du Moyen Âge. On y retrouve en effet le même arbre stylisé, en lieu et place de l’ange habituellement représenté dans ce type de composition. Une caractéristique stylistique de l’école de York, principal centre de production des albâtres anglais au XVe siècle, avec Nottingham et Londres. Les Midlands offraient alors des gisements abondants pour les sculpteurs, devenus les spécialistes de cette pierre aussi immaculée que le marbre, mais plus tendre à tailler. Des années 1350 à 1550, ils ont façonné quantité d’objets de dévotion, statuettes et éléments de retables, jusqu’à ce que l’iconoclasme de la Réforme anglaise mette un coup d’arrêt à leur activité, et fasse de ces pièces des raretés pour les collectionneurs qui les ont redécouvertes au XIXe siècle. Le mobilier n’était pas en reste, 35 000 € étant déboursés pour une commode en vernis parisien d’époque Louis XV, ornée d’un paysage doré sur le fond noir de sa façade ouvrant à deux tiroirs, sous un marbre griotte de Belgique. Elle était suivie de près, à 34 375 €, par un bureau Mazarin d’époque Louis XIV, marqueté en première partie d’un décor en laiton de danseurs, de musiciens et d’oiseaux dans le goût de Jean Berain, se découpant sur fond d’écaille rouge. Aux cimaises, il fallait prévoir 30 000 € pour une reprise de l’Autoportrait à la palette d’Élisabeth Vigée Le Brun (1790) par un artiste français du XIXe siècle (100 81 cm). Côté bronzes, La Chouette et la tortue de Jean-Baptiste Clésinger, portant la marque de fondeur «Maison Marnyhac, 1 rue de la Paix Paris», et la date de 1867, séduisait à hauteur de 26 250 € (38 32 25,5 cm).

dimanche 31 octobre 2021 - 10:30 (CET) - Live
Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles
Osenat
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