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Grubacs, Lé Phô et Godchaux, invités d’honneur

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 26 octobre 2019 - 14:00 (CEST) - 33, rue Demées - 61000 Alençon

Une toile exceptionnelle de Carlo Grubacs ne pouvait qu’attiser le feu des enchères, talonnée par une œuvre radieuse de Lé Phô.

Carlo Grubacs (1802-1870), Fête à Venise au clair de lune après la défaite de Sadowa,... Grubacs, Lé Phô et Godchaux, invités d’honneur
Carlo Grubacs (1802-1870), Fête à Venise au clair de lune après la défaite de Sadowa, huile sur toile, 80 120 cm.
Adjugé : 84 000 

Victoire donc pour Fête à Venise au clair de lune après la défaite de Sadowa, qui représente un moment clé de l’histoire de l’Italie moderne : l’indépendance de Venise après le départ des Autrichiens, dominant le nord du pays depuis 1815. Ce qui daterait la toile d’après le 3 juillet 1866, jour de cette bataille remportée par l’alliance prusso-italienne. La composition (80 120 cm) apparaît de plus comme exceptionnelle dans le corpus de ce peintre qui a décliné sans relâche les vues de l’ancienne Sérénissime (voir l'article Nuit d’ivresse avec Carlo Grubacs de la Gazette n° 35, page 26). Une enchère de 84 000 € était donc inscrite par un collectionneur italien, dépassant très largement l’estimation maximale de 50 000 €. Le Vietnamien Lé Phô, l’un des plus brillants élèves de l’École des beaux-arts d’Indochine à Hanoï, et auteur de sensibles portraits de femmes, était aussi présent avec une huile sur Isorel (73 54,5 cm), intitulée Les Pivoines. Elle portait encore l’étiquette de la célèbre galerie Romanet à Paris ; symphonie de jaunes et d’ocres, ce bouquet changeait de mains à 18 600 €. Né à Vendôme en 1878, Roger Godchaux, lui, choisit la sculpture animalière après son admission à l’École des beaux-arts de Paris ; il excellera, s’attachant tout particulièrement à rendre la psychologie des félins. À l’image de ces Deux lionceaux (11 27 x 10 cm) en bronze patiné que l’on pouvait apprivoiser moyennant 13 200 €. Au chapitre de la musique figurait un violon de Jean-François Aldric (1765-1843), luthier né à Mirecourt, et établi à Paris en 1788. Il signait cet instrument en 1808 (l. 357 mm), empoigné par un connaisseur à 24 600 €. Quant aux bijoux, ils étaient dominés par un solitaire dont le diamant de 8,41 ct (pureté VS1) brillait pour 44 400 €.

tableaux anciens, dessins, bijoux, violons, mobilier et objets d'art
samedi 26 octobre 2019 - 14:00 (CEST)
33, rue Demées - 61000 Alençon
Orne Enchères
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