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Arts décoratifs française de Topino à Eugène Printz

Publié le , par Philippe Dufour

Tenue au château de Roye-sur-Matz, cette vacation rendait hommage à l’ébénisterie et à la sculpture, en balayant trois siècles de création.

Charles Topino (vers 1742-1803), table tambour marquetée et estampillée, sycomore... Arts décoratifs française de Topino à Eugène Printz
Charles Topino (vers 1742-1803), table tambour marquetée et estampillée, sycomore teinté encadré de bois de rose, galerie ajourée, garnitures en bronze doré, h. 77 cm.
Adjugé : 30 625 


En exergue de cette vente de prestige, brillait l’impressionnant buffet signé à quatre mains, par Eugène Printz et Jean Dunand… Le meuble, ayant fait l’objet du Zoom régions de la Gazette n° 3 (voir l'article Printz et Dunand, une précieuse collaboration page 18), déploie sur sa structure habillée d’un placage de palmier, et posée sur un piétement en laiton oxydé, deux grandes plaques en dinanderie réalisées par le maître laqueur du Normandie (117 149,5 50 cm). Au terme d’une bataille d’enchères, cette pièce (monogrammée en façade) trouvait preneur à 250 000 €. Autre lot phare de la session : la petite table tambour aperçue dans la Gazette n° 4 (voir l'article Élégance XVIIIe page 88), qui porte l’estampille de Charles Topino (reçu maître le 4 juillet 1773). Délicatement marqueté de vases fleuris sur fond de sycomore, encadré de bois de rose, arborant ses garnitures en bronze doré aux motifs végétaux, cet élégant accessoire mobilier (77 cm) est parti à 30 625 €, à partir d’une estimation haute de 18 000 €. Au chapitre de la sculpture, on revenait à la période art déco, avec en tête l’étonnant Cobra dressé en bronze de Jean Dunand, créé vers 1914 ; cette fonte à patine brune rehaussée de polychromie, et signée au-dessous (28,5 22 cm), était apprivoisée à 28 450 €. Tout aussi sauvage, bondissait encore un dynamique Sanglier de François Pompon, soit une fonte posthume à patine noire, signée sur le côté et portant le cachet «Cire perdue Valsuani» (23 32,5 8,9 cm) ; il en coûtait 23 750 € pour l’approcher. Enfin, un lustre hors du commun jetait tous ses feux : le modèle Stalactites de la compagnie Charles J. Weinstein, créé en 1931. Il est réalisé en métal argenté et en verre moulé-pressé, taillé, dépoli, en forme de cônes ou stalactites de glace (85 75 cm). Iconique et bien répertorié dans des ouvrages de référence (notamment dans Les Années 30 d’Anne Bony, éd. du Regard, 2005, p. 998), ce luminaire a inscrit 19 375 €.

dimanche 30 janvier 2022 - 14:00 (CET) - Live
Château de Roye-sur-Matz, Rue du Ponchelet - 60310 Roye-sur-Matz
Hôtel des Ventes de Chantilly Oise enchères
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