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Aristophil : encore de belles prises !

Publié le , par Christophe Provot
Vente le 08 juillet 2022 - 14:00 (CEST) - Salle 2 - Hôtel Drouot - 75009

Le 51e opus (sur 53) des ventes Aristophil offrait son lot de pépites manuscrites et suscitait un très grand nombre de préemptions.

Stendhal (1783-1842), correspondance spirituelle, galante et littéraire à Sophie... Aristophil : encore de belles prises !
Stendhal (1783-1842), correspondance spirituelle, galante et littéraire à Sophie Duvaucel (1789-1867), 52 pages sur 28 feuilles in-8° ou in-4°, montées sur onglets sur des feuillets de papier vergé en volume in-4°, reliure janséniste.
Adjugé : 35 100 

Henri Beyle, alias Stendhal, se distinguait dans cette antépénultième cession des collections littéraires bien connues, emportant à 35 100 € la plus haute adjudication. Les quatorze lettres autographes, signées ou non (certaines le sont d’un nom fantaisiste), rédigées entre 1830 et 1835, sont adressées à Sophie Duvaucel, belle-fille du naturaliste Cuvier, avec qui sa mère s’était remariée. Courtisée par l’ami de Stendhal Sutton Sharpe, elle épousa en 1833 l’amiral Alexandre Ducrest de Villeneuve. Cette correspondance lève le voile sur un pan moins connu de la personnalité de l’écrivain, qui se livre à des confidences sur lui-même et sur ses romans Le Rouge et le Noir et Lucien Leuwen, ainsi que sur le personnage de Julien Sorel. On y croise également d’autres personnalités de l’époque, telle son ancienne maîtresse Alberthe de Rubempré – qui fréquenta aussi la couche de Delacroix – et ses amis Astolphe de Custine et Prosper Mérimée (tous deux présents dans cette vente). Les lettres sont signées de noms aussi divers que «Tombouctou», «Comte Cotonet», «Général Pellet», «Baron Chaigniet» ou encore «Anastase de Serpière». Les institutions et organismes d’État étaient nombreux à faire valoir leur droit de préemption. Parmi eux, le château de Saint-Pont emportait plusieurs lots de manuscrits d’Alphonse de Lamartine issus de ses anciennes archives, dont un ensemble de correspondance amoureuse (191 lettres) entre l’écrivain et sa fiancée puis épouse pour 16 900 €. Le théâtre avait les faveurs de la Bibliothèque nationale de France, qui jetait notamment son dévolu sur le manuscrit complet de la pièce Les Corbeaux (1875-1876) d’Henri Becque, moyennant 13 650 €, tandis que la Ville de Paris préférait, à 4 550 €, celui du Baron Lazare (1920) par Jean Cocteau. Louis-Ferdinand Céline avait moins de chance, le manuscrit autographe de son roman Nord – présenté en page 37 de la Gazette n° 26 (voir l'article Aristophil opus 51 : correspondances et manuscrits originaux)– restant lettre morte. 

vendredi 08 juillet 2022 - 14:00 (CEST) - Live
Salle 2 - Hôtel Drouot - 75009
Drouot Estimations , Les Collections Aristophil
Gazette Drouot
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