Un bouton d’iris transfiguré par Gallé

Le 07 novembre 2019, par Philippe Dufour

La magie du verrier nancéien a encore opéré avec un vase présenté à Strasbourg, au coloris délicat inspiré par celui des iris, et une forme reprenant la silhouette de cette fleur non éclose.

Émile Gallé (1846-1904), vase à l’imitation d’un bouton d’iris, verre multicouche, socle en bronze doré, signature gravée, h. 34,5 cm.
Adjugé : 60 760 

Le résultat ne s’est pas fait attendre pour ce vase «Bouton d’iris» de Gallé, puisqu’il récoltait 60 760 €, soit le double de son estimation maximale. Détail d’importance, et peu courant dans les productions du maître : les pétales enroulés sur eux-mêmes, et comme prêts à exploser, sont juchés sur un socle en bronze doré à motif floral. Sur la panse s’étirent aussi des tiges d’iris, toutes en bouton. Il est à noter qu’un modèle similaire est conservé au musée de l’école de Nancy, sous le numéro d’inventaire 338. Lors de la même vente, plusieurs lots évoquaient le métal le plus précieux, comme ces neuf pièces en or de 20 $ (américains), vendues ensemble 12 028 €. Ou encore un poudrier en or guilloché avec fermoir agrémenté de saphirs calibrés (poids brut 151 g), saisi pour 4 200 € ; il portait la signature «Keltz Bloch», du nom d’un célèbre joaillier de Strasbourg. Au rayon du mobilier, on relevait la présence d’une armoire de type palatial en noyer, ouvrant à deux portes, un opulent et caractéristique travail strasbourgeois du milieu du XVIIIe siècle (227 210 74 cm), requérant 2 230 €. Le peintre Georges-Frédéric Rötig fermait la marche avec l’une de ses scènes favorites, une toile (47,5 63 cm) montrant des Sangliers dans la neige adoptés pour 1 570 €.

samedi 26 octobre 2019 - 14:00 -
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