Maison M. Gérard : du côté des Médicis

Le 21 octobre 2020, par Anne Doridou-Heim

La maison M. Gérard a regardé du côté du duché florentin pour concevoir cette spectaculaire parure en rubis et diamants. 

M. Gérard, parure à transformation de la collection «Médicis», composée d’un collier «Volutes», d’un clip de corsage «Goutte» et d’une paire de clips d’oreilles «Grappes», monture en or jaune sertie de diamants taille brillant et de rubis ronds soulignés de diamants baguette, poids brut total 158,6 g.
Adjugé : 240 500 

1968. Voilà bien une année qui a marqué l’histoire récente de la France, mais que l’on n’imagine pas liée à la haute joaillerie. C’est pourtant bien à ce moment-là que Louis Gérard (1923-2006), après avoir travaillé près de vingt ans pour Van Cleef & Arpels, ouvre sa propre maison à Paris. Il l’installe à une adresse prestigieuse, 8, avenue Montaigne, et la nomme tout simplement «M. Gérard». Très vite, il est considéré comme le joaillier français vendant le plus à l’exportation. C’est encore lui qui, le premier, a l’idée d’organiser des défilés de bijoux sur mannequin dans le monde entier. Ses créations couvertes de gemmes de grande qualité sont spectaculaires, de celles qui ne passent pas inaperçues et séduisent une clientèle internationale avide de luxe. L’époque en étant encore friande, il affectionnait tout particulièrement la parure, bijou total associant collier – souvent transformable en bracelet et pendentif –, boucles d’oreilles et clip de corsage. La preuve en est apportée par cette proposition de la collection «Médicis», élaborée en 1980. L’or jaune y est totalement habillé de diamants de tailles brillant et baguette, ainsi que de rubis ronds, valant à l’ensemble un hommage de 240 500 €. En novembre 1985, le fondateur vend sa maison. Il en ouvrira une autre en 1988, toujours avenue Montaigne mais sous le nom de Louis Gérard, avant une fermeture définitive en novembre 1991.
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mardi 13 octobre 2020 - 14:00 - Live
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Kahn & Associés
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