Le chant des oiseaux de Joachim Spalowsky

Le 15 juillet 2021, par Anne Doridou-Heim

L’ouvrage d’un naturaliste autrichien du siècle des Lumières ne se découvrait qu’avec précaution et mérite, rendant justice à son auteur.

Joachim Spalowsky (1752-1797), Beytrag zur Naturgeschichte der Vögel, Vienne, 1790 à 1795, 6 vol., 9  planches d’armoiries aquarellées, une planche coloriée de dédicace et 270 planches d’oiseaux (sur 271), reliure en maroquin vert.
Adjugé : 113 944 

Fort de ses 270 planches d’oiseaux sur 271, d’une planche de dédicace à des familles princières de la Mitteleuropa – dont les Lichtenstein – et de neuf autres d’armoiries aquarellées, cet exemplaire en six volumes de Beytrag zur Naturgeschichte der Vögel, publié à Vienne entre 1790 et 1795, se parcourait à 113 944 €. Il s’agit de l’ouvrage le plus célèbre du naturaliste autrichien Joachim Spalowsky, rédigé pour apporter sa contribution à la connaissance des oiseaux – dans une dédicace à François II et Marie-Thérèse, il faisait part de son intention de produire une histoire naturelle complète et précise des trois ordres. Les planches de volatiles sont d’une rare fraîcheur de coloris et d’une belle variété qui nous entraînent dans une promenade quasi sonore. Les gravures ont été finement coloriées à la main, Spalowsky y attachant beaucoup d’importance. L’homme était un important penseur de la seconde moitié du XVIIIe siècle viennois. Possédant également de nombreuses connaissances dans le domaine des sciences, il maîtrisait des sujets très variés, d’où l’étendue de ses publications. Il correspond à l’un de ces individus que l’on peut qualifier de polymathes. Bien que sa biographie soit peu étayée, on sait qu’il était chirurgien, attaché aux régiments civiques de Vienne. En définitive, un nom méritant d’être mieux connu mais que les enchères se chargent heureusement de remettre à sa juste place.

Panorama (après-vente)

Le Forum romain

Le 15 juillet 2021, par Anne Doridou-Heim

La micromosaïque, charmante héritière de la grande mosaïque antique, connaît son apogée entre la fin du XVIIIe et celle du XIXe siècle. Florence, Rome et Venise se partagent sa fabrication et les tableaux miniatures, constitués de tesselles, auxquels elles donnent naissance deviennent les souvenirs obligés des touristes revenant du grand tour. Pour plaire à ce public fortuné, les artisans mettent en scène des vues idéales de la Rome d’hier et d’aujourd’hui à l’image de celle du Forum (29,5 41,5 cm), monogrammée «M» et réalisée vers 1840. Ce petit panneau emportait 21 523 €, le jeudi 8 juillet, à Drouot sous le marteau de Fraysse & Associés.

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