Yves Brayer et Bernard Buffet, deux peintres à Saint-Tropez

Le 03 octobre 2019, par Philippe Dufour

Outre les peintres modernes et ceux du XIXe, trois jours de ventes nantaises célébraient aussi le mobilier et l’orfèvrerie.

Yves Brayer (1907-1999), Saint-Tropez, le soir, huile sur toile, 65 80 cm.
Adjugé : 10 540 

Saint-Tropez, avec son célèbre clocher à étages, dominant les toits aux tuiles roses et le panorama, sera le prétexte à autant de variations que de styles et de techniques… Deux œuvres issues de la collection de Pierre Mazars, chroniqueur artistique au Figaro (voir l'article De l’ancienne collection Pierre Mazars de la Gazette n° 31, page 88) et dispersée le mardi 24 septembre, proposent deux perceptions de cette vue cultissime. La première a été peinte à l’aquarelle et encre par Bernard Buffet en 1978 (50 32,5 cm), et s’intitule Saint-Tropez, l’église et les toits ; elle était vendue pour 37 200 €. La seconde, Saint-Tropez, le soir, une huile sur toile, était due au pinceau d’Yves Brayer et partait à 10 540 €. Loin de là, sur le littoral atlantique, le peintre Charles Milcendeau arpentait la Vendée pour dépeindre un univers plus authentique. En 1918, il saisit La Mère Pageot dans sa cuisine, marais vendéen (81 54 cm), un instantané rustique qui déclenchait une enchère à 9 920 €. Le lendemain, mercredi 25 septembre, l’opérateur nantais présentait un ensemble de mobilier, d’où se détachaient deux pièces antagonistes par leurs formes, radicalement opposées. D’un côté, un coffret (h. 27 cm) signé par Alphonse Giroux à Paris, à la très riche ornementation historiciste du milieu du XIXe siècle (attributs de chasse et putti), traitée en bronze doré et placage de bois de rose (6 200 €) ; de l’autre, deux tabourets tripodes en bois (h. 40 cm), simplissimes, de Charlotte Perriand (Steph Simon éditeur), saisis à 4 588 et 4 092 €. Enfin, le jeudi 26 était consacré à l’orfèvrerie (330 lots cédés pour un total de 85 000 €) et à l’horlogerie de pointe. Dans la première catégorie brillait une chocolatière en argent de Nantes, datant de 1776-1777, par Jean-Antoine Belzon, reçu en 1760 (h. 23,5 cm, 820 g), acquise pour 2 232 €. Quant aux montres, elles étaient emmenées par une Breguet type XX, un chronographe bracelet en acier (diam. 40 mm), porté pour 18 600 €.

mardi 24 septembre 2019 - 14:00 - Catalogue
8-10, rue Miséricorde 44000 Nantes
Ivoire - Couton - Veyrac - Jamault
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