De Lyon à Rouen, en passant par le surréalisme

Le 11 mars 2021, par Philippe Dufour

Trois œuvres, signées respectivement Lévigne, Lebourg et Picabia, nous faisaient réviser l’histoire et la géographie, sans oublier la poésie des années 1930.

Théodore Lévigne (1848-1912), Catherine de Médicis assistant à une joute nautique lors de sa visite à Lyon en 1548, 1899, huile sur toile, signée et datée, 104 158 cm.
Adjugé : 48 750 

Analysé dans la Gazette n° 8 (voir l'article Théodore Lévigne : Catherine de Médicis à Lyon page 113), ce tableau, où claquent les bannières hissées sur le bateau royal, rappelle une visite glorieuse qu’ont effectuée les souverains français dans la capitale des Gaules… Catherine de Médicis assistant à une joute nautique lors de sa visite à Lyon en 1548 (104 158 cm) relate ces jours de fêtes organisés en honneur de la reine et de son époux Henri II, en septembre de cette année-là, dans un décor éphémère à l’antique. Le peintre de la Belle Époque lyonnaise Théodore Lévigne s’est emparé de l’événement, donné sur le Rhône, à travers cette composition brillante, une toile appréciée aujourd’hui à hauteur de 48 750 €. Rendez-vous à l’autre bout de la France avec l’œuvre suivante : une romantique Vue de Rouen saisie par l’un des ténors de l’école éponyme, Albert Lebourg en personne. On peut y voir aussi un autre grand fleuve, la Seine bien évidemment. La toile signée (46,5 64 cm) et usant de la touche postimpressionniste éclatée, a vu son authenticité confirmée par le spécialiste de l’artiste, François Lespinasse. Aussi a-t-elle pu récolter 16 250 €. Changement radical d’atmosphère avec un énigmatique dessin intitulé Le Tour du théâtre (26 20 cm), signé en bas à gauche par Francis Picabia, vers 1931. La feuille, vendue 32 500 €, est exécutée à la mine graphite et aquarelle, et titrée en haut ; elle avait reçu l’aval du comité Picabia qui l’inclura sans son catalogue raisonné, actuellement en préparation.

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