Joannes Peeters, chroniqueur des conquêtes ottomanes

Le 11 juin 2020, par Philippe Dufour

La lutte entre Turcs et Vénitiens par Joannes Peeters brillait sous l’œil admiratif de deux peintres d’origine slave au XXe siècle à Avignon.

Joannes Peeters (1624-1678), L’Attaque d’une citadelle en Méditerranée par les Ottomans, 1669, huile sur toile, signée et datée, 58 86 cm.
Adjugé : 18 240 

Le peintre flamand Joannes Peeters s’attelait en 1669 aux hauts faits de l’Histoire, avec ce tableau décrivant L’Attaque d’une citadelle en Méditerranée par les Ottomans (voir l'article Une bataille d’anthologie de Joannes Peeters de la Gazette n° 21, page 115). Une vision des plus animées (58 86 cm), qui s’avère être la description fidèle de la ville de Candie en Crète (aujourd’hui Héraklion), prise sur les forces de la Sérénissime par les troupes du Sultan de Constantinople. L’Anversois semble s’être passionné pour ce sujet, car l’on connaît une autre toile sur ce thème, passée en vente chez Sotheby’s à Amsterdam le 9 mai 2006. Notre version nécessitait pour sa part 18 240 €. Bien plus tard, en 1920 plus précisément, le Russe Georges Lapchine débarquait à Paris pour n’en plus repartir ; jaillie sous ses pinceaux, voici la Place de la Madeleine, une toile (60 73 cm) constituant un bel exemple de sa fascination pour la capitale française. Une sensibilité et un traitement postimpressionniste qui n’ont pas manqué d’attirer quelque 17 024 €. Venu de Tchéquie, Othon Coubine préférait les paysages de la Provence, où il devait d’ailleurs s’installer, à Simiane-la-Rotonde et à Caseneuve. Témoin de cet engouement, La Vieille Chapelle de Saint-Saturnin-lès-Apt (54 65 cm), portant au dos un n° 157 et une étiquette d’atelier, a trouvé preneur pour 15 808 €. Au chapitre des objets d’exception, se détachait à 17 024 € une coupe oblongue en bronze doté d’une séduisante patine brune, aux anses à décor de chimères et reposant sur quatre petits pieds (27 15,5 7,5 cm), fabriquée au XIXe siècle. Enfin et pour 8 026 €, on s’offrait une statue (h. 52 cm) à l’effigie du dieu égyptien Mahès, en bois avec traces de polychromie et datant, après passage en laboratoire, de la fin du Nouvel Empire.

samedi 30 mai 2020 - 10:00 -
Courtine, 2, rue Mère-Térésa 84000 Avignon
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