Mandorle filiale

Le 17 décembre 2020, par Anne Doridou-Heim

Le symbolisme peut aussi prendre de tendres accents lorsqu’un père, Louis Welden Hawkins, portraiture sa fille. 

Louis Welden Hawkins (1849-1910), Portrait de Jacqueline Wedden Hawkins, fille de l’artiste, 1907, crayons de couleur et gouache, 35,5 33,8 cm.
Adjugé : 19 100 


Louis Welden Hawkins (1849-1910) est, comme son nom ne l’indique pas, un artiste français, cependant né en Allemagne d’un père anglais et d’une mère autrichienne pour un peu mieux brouiller les pistes. À Paris, où il arrive jeune, il reçoit sa formation de peintre et très vite, rejoint le milieu symboliste, participant à plusieurs expositions de la Rose+Croix entre 1893 et 1897, et à celles de la Libre esthétique à Bruxelles. Il livrera de très beaux portraits dont celui de Séverine, une journaliste engagée du tournant du siècle, aujourd’hui au musée d’Orsay, et celui-ci charmant, mettant en scène le visage de sa fille Jacqueline, dans une mandorle sur fond d’or. Il s’agit très explicitement pour lui de se référer aux maîtres de la peinture italienne primitive, les grands classiques des symbolistes. La jeune fille ainsi nimbée repartait auréolée d’une enchère de 19 100 €. Comme L’Enfance de Pan (36,5 24 cm), le charmant chenapan capté par le pinceau de Raoul du Gardier (1871-1952), mordant un fruit page 57 de la Gazette n° 43 du 4 décembre (voir l'article Le jeune Pan de Raoul du Gardier) et décroché à 16 900 €, l’œuvre provenait de la collection d’un conservateur discret.

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