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Inti et Shepard Fairey, rois du Street art

Publié le , par Anne Doridou-Heim

La vente aux enchères organisée dans le cadre de la foire District 13 sacrait Shepard Fairey et Inti.

Inti et Shepard Fairey, rois du Street art
Inti (né en 1982), Solar Flare, 2020, acrylique sur toile, 130 x 89 cm.

Rythmée par de nombreux événements, notamment les performances des artistes, la 3e édition de la jeune foire District 13 s'est achevée sur une fréquentation en hausse et la vente aux enchères d'une trentaine d'œuvres. Avec un résultat de 26 000 €, Shepard Fairey (né en 1970) emportait une nouvelle fois la palme avec l'un de ses pochoirs, celui-ci constitué de peinture aérosol, collage et matrice de pochoir sur papier – une pièce unique (67 x 64 cm) de 2020 titrée Peace Wreath. Il était suivi de près par un personnage mystique d'Inti, peint en 2020 (reproduit page de gauche). Le street artist, venu du lointain Chili, s'est depuis le début imposé comme l'une des figures majeures de la foire. Son Solar Flare y recevait cette fois 24 700 €, un résultat bien dans la fourchette de ceux qu'il rencontre aux enchères, celui-ci s'installant sur la troisième marche de son podium (source Artnet). L'art riche et coloré d'Inti, influencé par la peinture muraliste mexicaine, emprunte à la fois au paganisme et au christianisme, pour donner naissance à des personnages à la symbolique forte et à la résonnance contemporaine. La maison de Baecque & Associés choisissait les arts du XXsiècle pour inaugurer cette nouvelle année, le vendredi 21. Des habitués de Drouot y étaient conviés. Dans la famille des créateurs, on faisait appel à François-Xavier Lalanne avec une édition en cuivre patiné, numérotée 46/100, de sa tortue de 1973 (34 290 €), à Maria Pergay avec une table de salle à manger des années 1970, édition Marsat (11 430 €), ou encore à Charlotte Perriand avec un modèle du tabouret bas dit "Tabouret Berger" en acajou blond (9 144 €). Dans celle des plasticiens, Jean-Michel Atlan présentait Astarté de 1958 (16 510 €) et l'expressionniste abstrait américain Ed Clark (1926-2019) surprenait en emportant 38 100 € avec un acrylique sur carton de 1966, Sans titre (33,5 x 33,5 cm). Le coup de marteau le plus élevé revenait à Beauford Delaney (1901-1979 – un Américain également, et de plus en plus fréquent sur le marché parisien ! Sa toile Sans titre (41 x 33 cm) de 1964 faisait jouer ses nuances de jaune pour capter 66 040 €. Parmi l'ensemble de gravures et œuvres sur papier de Léopold Survage (1879-1968), provenant de la collection du spécialiste de l'artiste Éric Brosset (voir Gazette n° 1, page 24 c'est l'Autoportrait de l'artiste dessiné à la mine graphite qui recevait le plus haut suffrage, à 6 985 €, les autres documents étant dispersés entre 380 € et 4 826 €. Décidément pas de quoi avoir le Bourdon (14 x 25 x 13 cm), nom de l'insecte de César fabriqué en fer soudé en 1958. Cette pièce unique à partir de laquelle douze exemplaires en bronze furent initiés, fondait en piqué à 35 814 € sur un acheteur consentant. Auction Art Rémy Le Fur s'installait deux jours, les jeudi 20 et vendredi 21 avec un programme chargé de près de 470 peintures des années 1950 à 1970, provenant d'une galerie montmartroise. L'huile d'André Favory (1888-1937), franchissait Le Pont (83 x 100 cm) à 4 487 € et celle de Georgi Daskaloff (1923-2005), Au crépuscule (116 x 89 cm) vibrait de 1 538 €. Les arts modernes et contemporains avaient joué les éclaireurs, d'autres spécialités déjà s'annonçaient…

dimanche 16 janvier 2022 - 16:00 (CET) - Live
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