Regards sur le XVIIIe siècle

Le 10 décembre 2020, par Anne Doridou-Heim

Une coupe en céladon et le portrait d’une jeune femme de la bonne société bordelaise déclinaient un délicat camaïeu de vert.

Coupe en céladon vert du XVIIIe siècle à monture en bronze ciselé et doré à décor feuillagé d’époque Louis XV, 17 30 17 cm.
Adjugé : 23 400 

En page 52 de la Gazette n° 42 du 27 novembre (voir l'article Adolf Ulrik Wertmüller, un suédois à Bordeaux), on découvrait le visage d’Elisabeth Skinner, une Bordelaise d’origine britannique portraiturée par le Suédois Adolf Ulrik Wertmüller (1751-1811), qui n’est autre que le cousin d’Alexandre Roslin. La jeune dame bien née, peinte sur un fond délicat déclinant les verts tendres, était décrochée à 20 150 €. Jouant de la même couleur, cette petite coupe en porcelaine du XVIIIe siècle, mise en valeur par une monture en bronze ciselé et doré d’époque Louis XV, était pour sa part emportée à 23 400 €. L’occasion d’aborder un autre aspect de ce riche siècle des Lumières. Les céladons de Chine bénéficient alors d’un véritable engouement. Voyageant soigneusement emballés dans les cales des navires, ils bénéficient en Europe des plus belles montures des bronziers. C'est ainsi qu'ils viennent se poser dans les intérieurs aux côtés de créations mobilières comme une paire de chaises en bois mouluré doré de la même époque, estampillées Nicolas Quinibert Foliot (1707-1776) et adjugées à 18 200 €. Ce fournisseur du Garde-Meuble royal, reçu maître en 1729, les avait livrées au duc de Luynes pour son château de Dampierre, une référence de choix.

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