Julie Curtiss, François-Xavier Lalanne...

Le 15 avril 2021, par Anne Doridou-Heim

Entre une idole cycladique et une carpe de François-Xavier Lalanne, il y a la mer et un magma peint par Julie Curtiss.

Julie Curtiss (née en 1982), Magma, 2009, acrylique sur toile, 90 90 cm.
Adjugé : 57 960 

Un véritable grand écart ! De fait, l’ampleur de la programmation était vaste, démarrant avec quelques pièces d’art grec ancien, dont une idole cycladique anthropomorphe (h. 19 cm) à la stylisation caractéristique de cette statuaire qui s’est épanouie au IIIe millénaire av. J.-C., qui recevait une offrande de 65 688 €. Au bout de la mer connue, elle rencontrait une Carpe d’or (h. 55 cm, l. 31 cm) de François-Xavier Lalanne (1927-2008), une création iconique là encore, cette fois de l’un des plus grands maîtres de la sculpture animalière décorative du XXe siècle, déclinée en résine dorée et à 250 exemplaires – celui-ci est justifiée 215/250. Manifestement très à l’aise dans ce grand bassin, le poisson frétillait à 47 656 €. Entre les deux se trouvait une peinture attachante de Françoise Gilot (née en 1921), la représentant dans son atelier avec ses deux premiers enfants, Claude et Paloma (73 60 cm). Ce document rare de celle qui partagea la vie de Picasso, mis en avant en page 37 de la Gazette du 2 avril (n° 13), était emporté à 36 064 €. Lui succédait cet acrylique sur toile de Julie Curtiss, d'une autre génération car née en 1982. Magma, une œuvre de 2009, faisait effet à 57 960 €. La Française de père vietnamien, partie s’installer à Brooklyn, livre une peinture énigmatique, surréaliste, habitée par ses hallucinations. Elle-même revendique un travail psychologique, construit à partir de notes mentales ou de son imagination, associant l’humour à l’obscurité, l’étrange à la banalité. Il faisait mouche !
 

La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne