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Danses orientales d'Étienne Dinet

Le 15 décembre 2021, par Vanessa Schmitz-Grucker

Le rendez-vous est désormais annuel depuis 2015 : la maison parisienne Artcurial organise ses ventes de fin d’année à Marrakech où les œuvres d’Étienne Dinet sont toujours très attendues.

Danses orientales d'Étienne Dinet
Étienne Dinet (1861-1929), Fillettes dansant, 1911, huile sur toile, 65 79 cm.
Estimation : 2,9/3,9 MMAD (environ 280 000/375 000 €)

C’est en connaisseur du sujet et en observateur discret qu’Étienne Dinet se positionne face à cette danse folklorique qui prend place dans ce qui ressemble à un désert. Avant de se convertir à l’Islam en 1913, l’artiste se dévoue essentiellement aux scènes du quotidien, depuis Bou Saâda en Algérie, où il a installé son atelier en 1900. Membre fondateur de la Société des peintres orientalistes français en 1893, Dinet voit l’esthétique quasi photographique de ses œuvres documentaires récompensée et reconnue de son vivant. L’État français acquiert ainsi un an après sa création, en 1900, la toile Esclave d’amour et Lumière des yeux, aujourd’hui conservée au musée d’Orsay. Les Fillettes dansant faisaient partie de la collection de l’homme d’affaires Djillali Mehri, grand amateur du peintre, propriétaire dans les années 1980 de la galerie Étienne Dinet (Paris VIIIe). C’est une vision idéalisée, baignée d’une lumière filtrée, traduite par une palette étouffée dans une harmonie d’ocre et de couleurs adoucies, que nous offre celui qui a tant peint les femmes orientales. Les deux petites filles, hésitantes, exécutent de timides pas de danse sous l’encouragement de trois femmes dont les applaudissements semblent résonner hors de la toile. Les enfants et leurs jeux semblent avoir particulièrement intéressé l’artiste qui signe également au catalogue de la vente, vers 1920, une Petite fille à la poupée (1,4/1,9 MMAD) et vers 1923, des Jeux d’enfants (1,6/2,2 MMAD), témoins d’une douceur de vivre magnifiée.

Agenda

Étienne Dinet est cité à plusieurs reprises, notamment avec un Campement autour d'un joueur de flûte vers 1900 (1,6/2,2 MMAD), une Petite fille à la poupée vers 1920 (1,4/1,9 MMAD) ou encore un Conscrit, vers 1923 (1,9/2,7 MMAD). Deuxième artiste phare de la session, Jacques Majorelle est présent, entre autres, avec une vue de Ouarzazate, vers 1928 (800 000/1,2 MMAD), mais aussi une Fête berbère au douar de 1947 (660 000/880 000 MAD). Notons encore, en couverture du catalogue, un Souk aux tapis à Marrakech, circa 1921 par Marcelle Ackein (1882-1952) qui fut exposé à la Société coloniale des artistes français la même année. 
 

Art moderne et contemporain
jeudi 30 décembre 2021 - 16:00 (CET)
La Mamounia Avenue Bab Jdid Marrakech - 40040 Marrakech
Artcurial
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