Un bel hommage pour Jacques Majorelle

Le 19 novembre 2020, par Philippe Dufour

Provenant directement de la famille de Jacques Majorelle, plusieurs pièces d’importance du peintre africaniste aiguisaient les appétits, tandis que Ziem et Grigoriev jouaient aussi leur partition.

Jacques Majorelle (1886-1962), Djebel Zerhoun, Moulay Idriss, 1929, technique mixte, gouache, aquarelle et crayon à rehauts de poudres métalliques or et argent, signée, datée et située en bas à gauche, 47 62 cm.
Adjugé : 108 704 

L’ensemble illustrant l’art ensoleillé de Jacques Majorelle, et comptant pas moins de dix-sept lots, tableaux ou objets d’art, provenait de la fille de Jean-Louis, le fils cadet de l’artiste (voir l'article Majorelle, le talent de père en fils du Focus, Gazette n° 38, page 24). C’est le grand panorama représentant le Djebel Zerhoun, Moulay Idriss peint en 1929 qui remportait la première place, avec 108 704 €. Une juste récompense pour cette méticuleuse technique mixte (47 62 cm) à la gouache, aquarelle et crayon, avec des rehauts de poudres métalliques or et argent ; une œuvre par ailleurs bien référencée, car apparaissant dans la somme écrite par Félix et Amélie Marcilhac sur le peintre (éditions Norma, 2019, pages 131 et 295). Pour 101 752 €, suivaient des Jeunes femmes portant des dattes (74,5 61,5 cm), fixées sur carton à l’huile, gouache et rehaut de poudre métallique argent ; signée et dédicacée « à mon ami Ducrocq », cette représentation sculpturale date sans aucun doute de la période où il séjourna en Afrique noire. Une vision identique, mais dans un cadre plus naturaliste, constitue le sujet des Pileuses de mil dans la palmeraie de Marrakech, réalisé vers 1947 (92 74 cm) ; il s’agit d’une huile sur toile, signée et située (65 728 €). Enfin, Fatima nue (56 43 cm) a été peinte en 1952 à Bingerville, en Côte d’Ivoire, comme l’indique une inscription portée à droite sur cette technique mixte, gouache et poudre d’or sur papier, adjugée 31 600 €. Retour en Europe avec Félix Ziem, qui nous laisse une belle vision du Palais des Doges, vu du bassin San Marco (74 106 cm) ; la toile signée était accompagnée d’un certificat de l’association Félix Ziem en date du 2 juin 2011. Pour cette composition miroitante de la lagune, on s’est disputé jusqu’à 61 936 €. Le Russe Boris Dmitrievich Grigoriev, lui, s’est plutôt intéressé au sud-est de la France, ainsi qu’aux montagnes des Alpes, comme en a témoigné un subtil Paysage de Haute-Savoie (47 56 cm) fixé vers 1927 sur toile, et échangé contre 25 280 €.

Jacques Majorelle, Pileuses de mil dans la palmeraie de Marrakech,vers 1947, huile sur toile, signée et située, 92 x 74 cm. Adjugé : 65 72
Jacques Majorelle, Pileuses de mil dans la palmeraie de Marrakech,
vers 1947, huile sur toile, signée et située, 92 
74 cm.
Adjugé : 65 728 
vendredi 06 novembre 2020 - 02:30 - Live
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