Toujours plus loin, toujours plus haut

Le 10 juillet 2019, par Caroline Legrand

De la Terre à la Lune. Tel est le titre d’une vente cannoise entièrement consacrée à la conquête de l’espace par l’homme. De Jules Verne à Apollo 11, décollage immédiat !

Apollo 11, photo NASA «Kodak Paper», 19,5 20 cm, AS 11-40-5875 du 20 juillet 1969, représentant Aldrin saluant le drapeau américain. Accompagné d’un billet de 2 dollars dédicacé par Neil Armstrong et Buzz Aldrin.
Estimation : 1 300/1 500 

Il y a cinquante ans, le 20 juillet 1969 à 21 56  heure de Houston , l’Américain Neil Armstrong devenait le premier homme à marcher sur la Lune, accomplissant avec succès la mission Apollo 11. Ses célèbres mots  «Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité»  sont l’aboutissement de décennies de recherches, des prémices de l’aviation aux vols spatiaux. Une quête retracée au fil des cent trente-huit lots réunis en neuf mois par les commissaires-priseurs de la maison de ventes, depuis un exemplaire de De la Terre à la Lune/Autour de la Lune de Jules Verne, paru en 1872 aux éditions Hetzel, qui donne corps à ce rêve fou de l’homme de pouvoir voler (1 200/1 800 €), jusqu’à un cadre présentant les trois photos dédicacées des héros de 1969, Collins, Armstrong et Aldrin (1 800/2 500 €).
Tragique ou légendaire
De fait, c’est la Seconde Guerre mondiale qui accélère les recherches spatiales, avec les travaux des Allemands sur les fusées. S’ensuit l’escalade, sur fond de guerre froide. Si les Russes ont envoyé le satellite Spoutnik 1 dans l’espace dès le 4 octobre 1957, et le premier humain  Youri Gagarine  en vol orbital le 12 avril 1961, les Américains devaient gagner cette bataille. La NASA voit le jour en 1958 grâce à une véritable volonté politique. Les célèbres missions spatiales débutent la même année, avec le programme «Mercury». Baptisé en l’honneur du messager des dieux grecs, il proposera pendant cinq ans six vols habités, dont celui d’Edward Higgins White II, le 3 juin 1965, évoqué ici par une photo montrant l’astronaute lors de sa sortie dans l’espace (1 000/1 200 €). Une première étape, qui permit d’étudier les effets de l’apesanteur notre organisme et de mettre au point un système de récupération du vaisseau spatial et de son équipage. Suivra le programme «Gemini», puis la fameuse séquence «Apollo», de 1966 à 1975. C’est le directeur des programmes spatiaux, Abe Silverstein, qui lui donne ce nom, en référence au dieu de la Grèce antique chevauchant son char vers le soleil. Le mythe, toujours. Dix-sept missions se succéderont, la postérité retenant le plus tragique  Apollo 1 se concluant par le décès de ses trois membres d’équipage lors de l’incendie du module de commande  et le plus glorieux, la légendaire 11e mission, du 16 au 24 juillet 1969, qui verra, après plusieurs survols les rapprochant peu à peu de l’astre, le commandant Neil Armstrong, le pilote en orbite Michael Collins et le pilote du module Buzz Aldrin donner à l’Amérique son premier alunissage. Photographies, dédicaces et météorites illustreront ces différents programmes de même qu’une balle de base-ball du club de Chicago dédicacée par les membres d’Apollon 11 en 1969 (3 500/4 500 €). Amour de la BD et de l’aventure spatiale s’unissent sur la page 25 de l’album de Tintin par Hergé On a marché sur la Lune, dédicacé par les douze astronautes ayant foulé la terre promise, d’Armstrong et Aldrin, d’Apollo 11, à Cernan et Schmitt pour Apollo 17 (4 000/5 000 €). Un morceau unique de l’histoire de la conquête de l’espace.

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