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Puiforcat, à la vieille cité…

Publié le , par Claire Papon
Vente le 08 décembre 2020 - 14:30 (CET) - 16, rue de la Banque - 75002 Paris

De l’orfèvrerie, du mobilier, des porcelaines, des tableaux anciens, des tapisseries : bienvenue dans l’univers de cette boutique parisienne.

Puiforcat. Paire de soupières en argent à décor de guirlandes de feuilles de chêne... Puiforcat, à la vieille cité…
Puiforcat. Paire de soupières en argent à décor de guirlandes de feuilles de chêne et écrevisses, les prises des couvercles à décor d’artichaut, réalisée d’après le modèle de François Joubert, exécuté vers 1761-1762, 24 35 cm (soupières).
Estimation : 50 000/60 000 

Si certains s’interrogent encore, d’autres auront reconnu à la lecture du catalogue la provenance de ces objets. Martin du Daffoy, figure incontournable de l’Hôtel Drouot depuis plus de quarante ans, et son épouse, ne s’en cachent pas, qui ont décidé de se séparer d’une partie de leur stock. Plus exactement du décor qu’ils avaient créé au 4, rue Drouot, lieu où ils recevaient en étage – pour des cocktails ou des dîners – relations amicales et clients. Un certain Robin Williams vint même y passer quelques heures au début de l’été 2014. Boiseries peintes ou au naturel, tables dressées, hauts miroirs, lumières tamisées, tout est fait dans ce vaste appartement pour que le visiteur se sente chez lui. L’aventure avait commencé en 1996, quand Martin du Daffoy reprenait la boutique À la Vieille Cité, sise 350, rue Saint-Honoré, et faisait perdurer le cosmopolitisme à travers des objets précieux venus du monde entier –boîtes, émaux, étuis, tabatières, bijoux, verseuses ou pichets en argent, des tableaux et des carapaces de tortue… Un véritable carrefour du monde que ce magasin d’antiquités créé en 1921 par Henry Spingarn – dont le nom, The Old Curiosity Shop, lui a été inspiré par un roman de Charles Dickens – puis repris en 1952 par les Djanchieff père et fils. Parmi les fleurons de cette (première) dispersion, la plus haute marche du podium ne devrait pas échapper à une paire de soupières en argent ciselé au naturel, réalisée par Puiforcat d’après le modèle de François Joubert conservé au musée du Louvre (voir photo). À ses côtés, un service à thé armorié en porcelaine de la Compagnie des Indes et un plateau en vernis à l’imitation de la Chine XVIIIe est annoncé à 3 000/4 000 €, un cabinet en laque du Japon noir et or à décor de volatiles dans des paysages entre 10 000 et 15 000 €. Une table à jeu demi-lune en acajou, du début XIXe, porte l’étiquette de Martin Guillaume Biennais, tabletier fournisseur de Napoléon Ier (3 000/4 000 €) et un secrétaire de même facture, d’époque Louis XVI, l’estampille de Jean Henri Riesener (6 000/12 000 €). Toute une histoire…

mardi 08 décembre 2020 - 14:30 (CET) - Live
16, rue de la Banque - 75002 Paris
Fraysse & Associés
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