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Picabia et Gallé font leur effet

Résultat 128 000 EUR
Publié le , par Anne Doridou-Heim
Vente le 28 novembre 2022 - 14:00 (CET) - Salle 13 - Hôtel Drouot - 75009

La nature estivale s’épanouissait sous le pinceau fécond de Francis Picabia et dans le souffle créatif d’Émile Gallé.

Francis Picabia (1859-1953), Effet de soleil en bord de mer à Fuentarrabia, 1907,... Picabia et Gallé font leur effet
Francis Picabia (1859-1953), Effet de soleil en bord de mer à Fuentarrabia, 1907, huile sur toile, 54 65 cm.
Adjugé : 128 800 

Les dernières expositions consacrées à Francis Picabia ont montré combien il fut un artiste protéiforme du XXe siècle. C’est ainsi qu’il eut une aventure avec l’impressionnisme, le menant à s’enthousiasmer pour les variations lumineuses sur la campagne et les bords de mer et de suivre le rythme des saisons. Lui, fils d’un consul espagnol né à Cuba, quitta Paris pour l’Espagne et séjourna au Pays basque en 1907 (voir l'article L'Espagne impressionniste de Picabia de la Gazette n° 42, page 80). Cet Effet de soleil en bord de mer à Fuentarrabia est l’une des quelques toiles témoignant de cette virée où il expliquait lui-même être obsédé par l’impact de la lumière, cherchant à traduire l’émotion ressentie devant la nature. Impressionniste tardif, il met ses pas dans ceux d’Alfred Sisley, allant jusqu’à fréquenter les mêmes sites, et c’est avec une grande sensibilité qu’il livre ces paysages qui vont connaître un succès immédiat, avant que le XXe siècle conquérant ne l’absorbe tout entier dans d’autres voies. «Il vit s’épanouir la fleur de sa pensée» : ces mots concluant «La gloire du verbe», poème du recueil du même nom publié en 1890 par l’anarchiste et dreyfusard Pierre Quillard (1864-1912), ornent une verrerie parlante d’Émile Gallé (1846-1904) précisément datée du 17 juin 1900. Les deux hommes s’appréciaient et avaient les mêmes convictions, le premier ayant même dédié plusieurs poèmes au second. Le vase à corps balustre (h. 17,5 cm), en verre mélangé rose à traces bleues et décoré de pensées, exprimait 33 488 €. Dans ce chapitre des arts décoratifs se trouvait encore un miroir sorcière (diam. 21,5 cm) en talosel de Line Vautrin (1913-1997), décroché à 23 828 €. Son modèle ? Le Chardon. Là encore, la nature épanouie offrait ses sources d’inspiration. Quant au vase en dinanderie (h. 19,5 cm) de Claudius Linossier (1892-1953) reproduit en page 91 de la Gazette n° 42 (voir l'article Magicien du métal), il était adjugé 23 184 €.

lundi 28 novembre 2022 - 14:00 (CET) - Live
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