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Musique et grands vins, un accord parfait

Résultat 14 375 EUR
Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 07 novembre 2019 - 14:30 (CET) - 70, rue Vendôme - 69006 Lyon

À Lyon, deux vacations successives célébraient l’ouïe et le goût, à travers des productions de Voirin, Castellano… et Romanée Conti.

François Nicolas Voirin (1833-1885), archet de violon signé «FN Voirin à Paris»,... Musique et grands vins, un accord parfait
François Nicolas Voirin (1833-1885), archet de violon signé «FN Voirin à Paris», baguette en pernambouc montée argent, poids 48,3 g.
Adjugé : 14 375 

Deux archets de violon menaient la danse, le premier étant joué pour 14 375 €. Il était l’œuvre du Parisien François Nicolas Voirin (1833-1885), et frappé de l’inscription «FN Voirin à Paris». Cet archetier est le cousin de Jean-Baptiste Vuillaume, qu’il rejoint à Paris en 1855 après son apprentissage à Mirecourt. Il est alors influencé par les réalisations de Pierre Simon ; ses créations personnelles semblent surtout illustrer la transition entre le style de Dominique Pecatte et celui de Vuillaume, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Soulignons encore que cette baguette, en très bon état, a été façonnée en pernambouc et montée argent ; elle accuse un poids de 48,3 g et ne possède ni mèche, ni garniture. De la main de Claude Auguste Thomassin (1865-1942), mais signé aussi «Caressa & Français» (du nom des associés qui reprirent en 1901 l’atelier où il travaillait), un second archet était monté maillechort (poids 52 g), et également sans mèche mais avec une garniture soie. Il était saisi pour 4 375 €. Antonio Castellano, lui, était un luthier œuvrant à Gênes au XVIIIe siècle. De sa main, on avait un violon en bon état, portant une étiquette à son nom, avec la mention «1741» (356 mm). Un connaisseur l’emportait pour 5 250 €, avec son étui et deux archets d’étude. Deux jours auparavant, le mardi 5 novembre, les amateurs de vins fins avaient été comblés. En particulier, avec une bouteille de romanée-conti grand cru qui, malgré un accroc au sommet de la capsule, incisée et estampée, requérait 3 875 €. Précisons qu’il s’agissait d’un millésime 1984. Côté bordelais suivait une bouteille de petrus, un pomerol récolté en 1975, qui était adjugé 1 750 €.

jeudi 07 novembre 2019 - 14:30 (CET)
70, rue Vendôme - 69006 Lyon
De Baecque et Associés
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