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Lumineuse collaboration entre Brandt et Daum

Publié le , par Philippe Dufour

Institution bordelaise s’il en fut, l’hôtel Frugès est situé quartier Saint-Seurin et désormais classé aux monuments historiques. Il a été inauguré en 1878, avant de connaître une réfection radicale entre 1913 et 1927 par l’architecte Pierre Ferret et le décorateur Lucien Cazieux, initiée par son propriétaire l’industriel...

Edgar Brandt (1880-1960), ferronnier d’art, et Daum Nancy France Verrier d’art, pour... Lumineuse collaboration entre Brandt  et Daum
Edgar Brandt (1880-1960), ferronnier d’art, et Daum Nancy France Verrier d’art, pour l’hôtel Frugès Bordeaux, deux éléments de suspension monumentale, années 1920, verre blanc givré, monture en fer forgé partiellement patiné d’or, h. 73 cm (suspente comprise).
Adjugé : 10 455 €

Institution bordelaise s’il en fut, l’hôtel Frugès est situé quartier Saint-Seurin et désormais classé aux monuments historiques. Il a été inauguré en 1878, avant de connaître une réfection radicale entre 1913 et 1927 par l’architecte Pierre Ferret et le décorateur Lucien Cazieux, initiée par son propriétaire l’industriel Henry Frugès. Ce dernier, homme de goût, fait alors appel à des artistes modernes comme René Lalique, Jean Dunand, Jean Dupas, ou encore René Buthaud. Une partie des ferronneries est alors confiée à Edgar Brandt. Celui-ci avait conçu une suspension monumentale accrochée sous la verrière centrale ; elle était constituée de lanternes en verre de chez Daum Nancy, enserrées dans des montures en fer forgé à motifs de crosse patinés d’or. Vers 1938, elle fut déposée et ses éléments dispersés dans la famille Frugès. Une partie d’entre eux étaient proposés à Bordeaux ce samedi 30 juin ; cet ensemble de neuf pièces totalisait un score de 27 245 €, d’où se détachaient deux éléments vendus pour 10 455 €, et une suite d’éléments pour 8 610 € et 6 765 €… Sans oublier cette grande jardinière en fer forgé et cuivre conçue par le ferronnier d’art, ratissée pour 861 €. D’autres lots illustraient les meilleures périodes des arts décoratifs français ; tel ce grand groupe en terre de Lorraine (50 cm) représentant Bacchus et l’Amour debout sur une base ovale, de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe, prisé à 8 733 €. Pour 6 765 €, un rare vase d’Émile Gallé, de teinte ambrée, était à vous ; il affectait une forme balustre, et un décor d’orchidée cattleya, dégagé à l’acide et repris en gravure à froid. Tout aussi 1900 par l’esprit, voici ensuite un Buste d’un jeune chevalier de la Renaissance, de Dominique Alonzo, épreuve en bronze doré et marbre blanc, posé sur une base en marbre vert de mer : vous aviez prévu 6 273 € pour l’adopter. Enfin, une huile sur toile marouflée signée Émile Deckers portait le titre exotique d’Esquisse, quatre Algériennes, une date «1937», et un lieu «Alger» : on l’emportait pour 6 888 €. 

samedi 30 juin 2018 - 14:30 (CEST)
12-14, rue Peyronnet - 33800 Bordeaux
Briscadieu
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