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La cartographie, une histoire française

Le 07 février 2019, par Philippe Dufour

Mis en lumière dans la Gazette n° 3 (page 78), c’est un ouvrage de cartographie maritime qui devait prendre la première place de cette vacation nantaise avec 14 880 €. Sous le titre plutôt poétique du Neptune américano-septentrional, elle se présente sous la forme d’un in-folio relié, contenant dix-huit planches gravées,…

La cartographie, une histoire française
Charles-Pierre Claret de Fleurieu (1738-1810), Neptune américano-septentrional contenant les côtes, îles et bancs, les baies, ports et mouillages, et les sondes des mers de cette partie du monde, depuis le Groenland inclusivement, jusques et compris le golfe du Mexique, Paris, Dépôt des cartes et plans de la Marine de Paris, 1780.
Adjugé : 14 880 €

Mis en lumière dans la Gazette n° 3 (page 78), c’est un ouvrage de cartographie maritime qui devait prendre la première place de cette vacation nantaise avec 14 880 €. Sous le titre plutôt poétique du Neptune américano-septentrional, elle se présente sous la forme d’un in-folio relié, contenant dix-huit planches gravées, dont treize doubles et cinq simples. Disponible au Dépôt des cartes et plans de la Marine de Paris en 1780, cette somme précieuse a pour auteur Charles-Pierre Claret de Fleurieu (1738-1810), qui répondait à une commande du ministre de la Marine d’alors, Antoine de Sartine. Mentionnons encore, à l’égard du recueil, qu’il a été utilisé durant la guerre d’Indépendance en Amérique du Nord, puisqu’il cartographiait parfaitement la côte de la Nouvelle-Angleterre (entre autres). Sensiblement de la même époque venait ensuite une belle commode en acajou et placage d’acajou, dont le tiroir central, avec tablette de laque, avait la particularité de servir aussi d’écritoire ; pour ce bel exemple du travail de Claude Charles Saunier  reçu maître le 31 juillet 1752 , dont elle portait l’estampille, on était prêt à débourser 4 464 €. Lot original, un nécessaire de bureau en marqueterie Boulle de laiton et d’écaille, comprenait neuf éléments, tels que coffret, encrier, tampon, pose porte-plume, etc. Il provenait d’une célèbre boutique londonienne, celle de James Collard Vickery, qui s’installa, avec Arthur Thomas Hobbs, au 183 Regent Street vers 1890. Les deux associés y proposaient des pièces de joaillerie et orfèvrerie de tous styles. Un parfait témoignage de leurs productions, cette fois dans le goût français du Grand Siècle, et accessible ici à 3 348 €. Quant à la vente du jeudi 31 janvier, justement consacrée aux bijoux, elle se distinguait par le score de 16 120 €, inscrit sur une bague en or gris, sommée d’un diamant de 4,20 ct, épaulé de huit diamants, pour un poids brut de 9 g. 

tableaux anciens et modernes, objets d'art et d'ameublement
mardi 29 janvier 2019 - 14:00 (CET)
8-10, rue Miséricorde - 44000 Nantes
Ivoire - Couton - Veyrac - Jamault
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