Johann König

Le 31 octobre 2019, par Agathe Albi-Gervy
Photo Mike Wolff

À contre-courant de la majorité des grandes galeries d’art contemporain occidentales, il a choisi de développer son enseigne allemande à Tokyo. Le pari du Japon face à l’engouement de tous pour Hong Kong… Il faut dire que la situation politico-économique de la place financière chinoise, de surcroît déjà saturée par nombre de galeries mastodontes, est loin d’être favorable à un tel investissement. C’est ainsi que, suivant les rares exemples de Blum & Poe ou Perrotin, Johann König opte pour un pays peu réputé pour héberger de grands collectionneurs. Interrogé par le média Artnet, le galeriste se défend de connaître au moins six amateurs locaux très solides, et de bénéficier de son partenariat avec la marque de vêtements de luxe MCM Worldwide, laquelle, en décidant elle aussi de s’implanter à Tokyo, lui a proposé de partager ses locaux. Né en 1981 à Cologne, à l’époque en Allemagne de l’Ouest, Johann König a pu forger son expertise auprès de son père, le conservateur Kasper König. Partiellement aveugle depuis l’âge de 11 ans, il fonde sa galerie berlinoise en 2002, avant même l’achèvement de ses études. Refusant de se spécialiser dans une école ou un mouvement en particulier, il rassemble des artistes aussi différents que Camille Henrot, Kris Martin, Tatiana Trouvé ou Johannes Wohnseifer.