Hélène Greiner, la sculpture dans la peau

Le 20 mai 2021, par Vanessa Schmitz-Grucker

L’antiquaire parisienne est décédée le 11 mai dernier des suites d’une longue maladie. Elle avait 59 ans.

© LA BIENNALE PARIS

Après des études de lettres, Hélène Greiner avait ouvert une première galerie d’arts décoratifs, au 71, boulevard Raspail, en 1990. La sculpture et la joaillerie des années 1950 y occupaient une place majeure. C’est au 6, rue de Beaune, qu’elle ouvre sa deuxième galerie, dans le Carré Rive gauche, en même temps qu’un stand aux puces de Saint-Ouen. Hélène Greiner était passionnée par des artistes comme Bourdelle, mais aussi par ceux de l’entre-deux-guerres tels que Wlérick. Elle avait contribué à faire redécouvrir des noms oubliés tels Henri Delcambre, Roseline Granet, René Coutelle, François Kovacs ou encore François Stalhy. Son amour des bijoux d’artistes et des meubles de 1940-1970 a également marqué sa carrière, rythmée par vingt ans de participation à la Brafa, à Art Élysées, aux Pad de Paris et de Londres mais aussi à la Biennale des Antiquaires. Elle portait les bijoux de Jean Vendome qu’elle avait assidûment collectionnés. Ces pièces, et toute sa collection, ont été dispersées chez Tajan le 10 mars dernier.

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