Le chef-d'œuvre naturaliste de Maurice Pialat ressort en salle et en version restaurée : un portrait abrasif qui demeure un grand film sur la peinture.
Maurice Pialat peignait. De 17 à 21 ans, il avait étudié aux Arts déco, exposant chaque année au Salon des moins de 30 ans. Faute de réussir à vivre de sa peinture, il remisa rapidement les pinceaux et enchaîna divers métiers, avant d’embrasser le cinéma à 43 ans : un changement de carrière qu’il n’a cessé de regretter. «J’aurais préféré être peintre, même médiocre, plutôt que cinéaste, même un grand cinéaste», confiait-il à Michel Denisot en 1992 dans «Mon Zénith à moi». Aussi, c’est la main de Pialat qui applique le bleu sur la toile dans le premier plan de Van Gogh . Un privilège qu’il s’arroge. Une façon de retrouver un geste cher. Le cinéaste n’était pas un admirateur du maître…
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