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Bronzes sino-tibétains

Publié le , par Caroline Legrand
Vente le 30 janvier 2021 - 14:00 (CET) - 45, rue du Gouvernement - 59500 Douai

L’art sino-tibétain s’invite à Douai grâce à plusieurs bronzes provenant par descendance de la collection d’un ancien administrateur des Douanes en Chine, dans les années 1920.

XVIe siècle. Sujet sino-tibétain en bronze anciennement laqué et doré représentant... Bronzes sino-tibétains
XVIe siècle. Sujet sino-tibétain en bronze anciennement laqué et doré représentant le bouddha Mahâvairocana (Rufailo), h. 51 cm.
Estimation : 30 000/50 000 

Monsieur le baron de M. avait semble-t-il une préférence marquée pour ces bronzes bouddhistes alliant douceur et préciosité, qui caractérisent l’art sino-tibétain du XVIe au XVIIIe siècle. À la tête d’un ensemble de cinq sculptures, cet important sujet anciennement laqué et doré représente le bouddha Mahâvairocana, également appelé en chinois Rulaifo, ce qui signifie « Grande lumière ». Il est l’un des bouddhas majeurs des écoles tantriques tibétaines et mahãyãna chinoises, illustrant la forme suprême adoptée par l’Éveillé. Après le passage par le « corps de transformation », puis celui « de réjouissance », est atteint le « corps de Bouddha », dit aussi « Dharmakaya », incarnant la vérité. Ici, la divinité est assise en padmasana sur un double lotus, les mains en Dharmachakra mudra (faisant tourner la roue de la loi), vêtue de la robe monastique et parée de bijoux, son chignon étant de plus enserré d’un diadème à cinq fleurons. D’une belle hauteur de 51 cm, elle témoigne de la maîtrise tibétaine de bronze, que les artistes de ce pays travaillent depuis le XIIIe siècle. Daté du XVIIe siècle cette fois, un bodhisattva Padmapani tibétain en bronze laqué or, haut de 25,5 cm, est quant à lui debout sur un lotus, la main droite abaissée en varada mudra – le geste du don –, la gauche levée en vitarka mudra – celui de l’argumentation : il sera présenté avec une estimation à 6 000/8 000 €. Il provient lui aussi de la collection du baron de M., administrateur en Chine dans les années 1920, tout comme un bodhisattva Manjusri tibétain du XVIIIe en bronze doré (h. 16 cm) ; assis en padmasana, richement paré de bijoux, ce dernier brandit de sa main droite une épée et tient dans la gauche une tige de lotus, dont la fleur monte à hauteur d’épaule  (4 000/6 000 €). Un choix divin de bronzes

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