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Flore dansante de Romano Romanelli

Le 27 juin 2019, par Philippe Dufour

Dans la famille Romanelli, on demandait Romano, l’un des membres de cette célèbre dynastie d’artistes italiens du tournant du XXe siècle.

Flore dansante de Romano Romanelli
Romano Romanelli (1882-1969), Flore, sculpture en marbre blanc de Carrare, h. 104 cm.
Adjugé : 34 720 

Petit-fils de Pasquale, fils de Raffaello et frère de Carlo, tous sculpteurs, le jeune homme entame très jeune une carrière dans la Marine de son pays natal ; puis, il décide de reprendre la tradition familiale et part à Paris travailler dans des ateliers réputés, dont celui de Rodin. En 1910, il peut ainsi présenter un Hercule étranglant le lion, à la Biennale de Venise de 1910. Ses œuvres témoignent souvent d’une énergie martiale, comme l’atteste encore sa statue équestre de Skanderbeg (1938), érigée piazza Albania, à Rome. Avec cette Flore en marbre blanc de Carrare, signée sur le tertre et localisée à Florence, il prouve qu’il peut aussi aborder le thème, plus féminin, de la sensualité. Une figure qui triomphait finalement à 34 720 €. Autre belle surprise : la vasque en grès d’Ernest Chaplet, qui a été achetée 5 828 € ; il s’agissait en fait d’une collaboration entre le céramiste et Albert Dammouse pour Haviland & Cie. Monumentale et de forme ronde, elle présentait un décor en bas relief de putti figurant les quatre saisons sur un semis de fleurs épanouies stylisées. La surface bénéficiait d’un somptueux émaillage polychrome et de rehauts d’or. Un modèle identique est d’ailleurs conservé au musée national Adrien-Dubouché à Limoges. Quant à Nue à la fenêtre signée de Pierre-Albert Begaud, il s’est vendu à 4 216 €.

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