Blanchard en Tierra Caliente

Le 25 juin 2020, par Anne Doridou-Heim

Avec ce beau résultat, Pharamond Blanchard entre dans la cour des grands peintres voyageurs du XIXe siècle. C’est amplement mérité !

Pharamond Blanchard (1805-1873), Clairière dans les terres chaudes de la côte ferme d’Amérique, le Lazo, combat entre Jarochos, 1872, huile sur toile, 113,5 179 cm.
Adjugé : 137 808 

Pour parler d’Henri Pierre Léon Pharamond Blanchard (1805-1873), on dit surtout qu’il fut un élève d’Antoine-Jean Gros. Certes, cet apprentissage s’est révélé essentiel et il s’agit d’une référence, mais Blanchard est bien plus que cela : un artiste à part entière que les paysages exubérants du Mexique, découverts lors de son voyage de 1838-1839 à la faveur de l’expédition du prince de Joinville, a pleinement révélé. Cette grande toile, datée 1872 et présentée au Salon de la même année, le prouve avec brio et son résultat aussi ! Les amateurs ne s’y sont pas trompés, qui ont ardemment bataillé avant que l’un ne l’emporte finalement à 137 808 €, lui offrant par là même un record du monde balayant littéralement ses derniers résultats (source : Artnet). On est davantage habitué à contempler ses dessins, des œuvres sur papier qui étaient déjà appréciées de son vivant pour leur rendu fidèle. Pharamond Blanchard a aussi rédigé un ouvrage sur cette expédition, sous le titre San Juan de Ulua ou Relation de l’expédition française au Mexique sous les ordres de M. le contre-amiral Baudin. Dans le chapitre V, nommé «Tierra Caliente», il évoque les guerriers jarochos, des «élégants des montagnes» armés d’une machette et excellents cavaliers. On les voit ici, figurés en pleine action, dans un décor de jungle inextricable d’une terre chaude inconnue.

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