Une suite de sièges XVIIIe bien assise

Le 21 novembre 2019, par Anne Doridou-Heim

Bijoux, objets de vitrine, d’art et d’ameublement composaient un programme inscrit dans son époque et récompensé comme tel.

Philippe-Joseph Pluvinet (mort en 1793), suite de quatre fauteuils en bois redoré, à châssis et dossier plat dit «à la reine», accotoirs galbés, ceinture à léger ressaut souligné d’une agrafe à feuilles d’acanthe, pieds gaine rudentés, 103 69 57 cm.
Adjugé : 36 001 

Les bijoux occupaient les premières vitrines, provenant essentiellement d’un écrin. L’original modèle d’agrafe dit «d’infirmière» en platine, onyx et diamants, repéré dans notre numéro du 8 novembre (voir Gazette no 38, page 58), accrochait 5 064 €, tandis qu’une autre broche faisant cette fois pendentif, stylisée d’une tortue dont la carapace est formée d’un cabochon facetté d’améthyste, recevait 18 737 €. La pièce avait pour signature René Boivin, une maison, qui depuis sa création en 1893 (et malgré le décès prématuré de son fondateur en 1917), n’a cessé d’innover jusqu’à sa fermeture définitive juste après son rachat, en 1991. Orfèvrerie, objets d’art et d’ameublement de diverses provenances s’annonçaient ensuite pour offrir à la vente un produit final de 549 994 €. Un tapis à fond vert déployant un décor polychrome de volutes feuillagées et de rosace centrale (500 410 cm), tissé à Aubusson sous la Restauration, était adjugé à 25 321 €, et cette suite de quatre fauteuils à châssis en bois redoré ne laissait pas non plus indifférent à 36 001 €. Il portaient la marque du maître Philippe-Joseph Pluvinet, établi rue de Cléry et reçu en 1754. Sa production s’étendant sous deux règnes, celui de Louis XV et celui de Louis XVI, se caractérise par des sièges d’une qualité rigoureuse et élégante, ainsi que cet ensemble en témoigne.

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