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Bracquemond, prénom Marie

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Alors qu’elle est des plus rares sur le marché, deux peintures de cette artiste éclipsée y apparaissaient en même temps.

Bracquemond, prénom Marie
Marie Bracquemond (1841-1916), Femme lisant, huile sur toile, 92 73 cm.
Adjugé : 22 540 

Chez les Bracquemond, on est plus habitué à croiser le prénom de Félix (1833-1914). Celui-ci est même une figure incontournable du milieu artistique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, à la fois peintre, graveur, céramiste, ami des impressionnistes et découvreur du japonisme. Il a un peu éclipsé de sa haute carrure la carrière de sa jeune épouse Marie, pourtant passée devant le chevalet du maître Ingres. Il est juste de redonner une visibilité à cette dernière. Elle n’est référencée qu’à trente-six reprises sur le site Artnet et ses plus hauts résultats remontent à décembre 2008, lorsque vingt tableaux provenant de son atelier sont passés en vente chez Artus Enchères. Membre du cercle très restreint des femmes impressionnistes, aux côtés tout de même de Berthe Morisot et Mary Cassatt, Marie Bracquemond peint des modèles féminins surtout, à l’image de cette Femme lisant et de la Jeune fille allongée sous un pommier en fleur (73 100 cm – voir l'article L’impressionnisme au féminin de la Gazette n° 43, page 67). Les deux œuvres recevaient respectivement 22 540 et 21 896 €, soit les quatrième et cinquième prix pour l’artiste. En 1919, trois ans après sa disparition, la galerie Bernheim-Jeune avait offert ses cimaises à ses œuvres.

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