Alberto da Veiga Guignard, nature morte brésilienne

Le 03 juin 2021, par Anne Doridou-Heim

Alberto da Veiga Guignard et Henri-Edmond Cross étaient les ténors de cette vacation dédiée aux modernes.

Alberto da Veiga Guignard (1896-1962), Nature morte, 1928, huile sur toile, 50 60 cm. 
Adjugé : 89 600 

Les resplendissants bouquets de fleurs et les paysages du Minas Gerais exécutés par le Brésilien Alberto da Veiga Guignard (1896-1962) participent au succès des ventes de peintures sud-américaines outre-Atlantique. Ses œuvres étant bien moins fréquentes de ce côté-ci de l’océan, cette Nature morte ne pouvait passer inaperçue et y recevait 89 600 €. Apparemment, c’est un petit morceau de son atelier allemand qui est ici représenté, la présence dans la composition de deux bananes – fruit exotique peu répandu en Europe dans ces années-là – évoquant sans doute sa terre natale. Exécutée en 1928, elle rappelle que Guignard a effectué ses études à l’Académie des beaux-arts de Munich, et que c’est seulement au tournant des années 1930 qu’il est rentré au Brésil pour y débuter sa carrière et devenir un acteur reconnu de la peinture moderniste nationale. En effet, sa mère, ayant perdu son mari, avait épousé un baron allemand et était venue s’installer auprès de lui avec son fils. Quant à la charmante et lumineuse Treille à Levens (45,5 59 cm) peinte par Henri-Edmond Cross (1856-1910) vers 1889 (voir Gazette n° 19 du 14 mai, page 35), elle diffusait une ombre légère et bienfaisante de 76 800 €.

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